L’axe anti-syrien Riyad – Ankara – Tel Aviv

Un bruit circule sur Facebook selon lequel Bachar al-Assad aurait été tué. Ce n’est pas la première fois, mais on verra si c’est vrai et, dans cette dernière hypothèse, on verra si la mort du président Syrien suffira à ramener la paix en Syrie et dans quelles conditions.

En attendant, on peut dire que la crise syrienne agit comme un révélateur du positionnement des uns et des autres vis-à-vis de l’entité sioniste.

La Syrie est en effet, on a trop souvent tendance à l’oublier, le dernier pays du «champ de bataille» contre le régime sioniste avec le Liban.

Parce que ceux qui fustigent (j’ai dû moi-même le faire, mea culpa) ce pays pour son inaction ou sa faiblesse devant les agissements sionistes omettent de rappeler que la Syrie est bien seule et que d’autres pays de la région ont par contre des relations diplomatiques avec l’Etat voyou.

Et que la Syrie a été, et reste, un soutien important du Hezbollah et que, récemment encore, Damas accueillait la direction du Hamas palestinien, une organisation qui lui a tourné le dos, cédant aux dollars agités par le Qatar.

Il y a d’autres aspects à évoquer sur la question de la place de la Syrie dans la résistance au régime sioniste, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Je voudrais plutôt aborder la nouvelle alliance qui s’est formée sur le dos de la Syrie entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’entité sioniste.

Cette alliance est clairement présentée, au moins dans ses perspectives, par Ceylan Ozbudak, une commentatrice politique turque qui écrit dans un journal saoudien, The Saudi Gazette, propriété de la famille royale un peu comme tout ce qui respire en Arabie. Ceylan Ozbudak collabore également avec un journal de l’entité sioniste.

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Ceylon Ozbudak: Mon débardeur a fait fureur à Riyad

Le scénario proposé par cette journaliste semble un peu fantastique pour ne pas dire fantasque, mais ce qui importe en réalité c’est que de telles thèses puissent être publiées dans un organe de presse chargé de présenter pour l’étranger la vision saoudienne des évènement politiques dans la région.

J'ai plein d'idées pour démocratiser l'Arabie Saoudite

J’ai plein d’idées pour démocratiser l’Arabie Saoudite

Et que ce journal n’hésite pas à publier un article qui appelle ouvertement à une action militaire du régime sioniste en Syrie.

Israël peut-il aider au renversement d’Assad?

Par Ceylan Ozbudak, The Saoudi Gazette, 31 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Depuis deux ans, le monde regarde la Syrie saigner et espère que la communauté international puisse s’entendre pour agir et restaurer l’ordre dans ce pays. En mars 2012, Kofi Annan avait proposé un plan en six points qui était tombé à plat. Depuis, une action militaire unifiée est restée un espoir déçu et l’effusion de sang a continué.

Ce mardi 27 mars 2013, les 22 nations de  la Ligue Arabe ont adopté une résolution autorisant la livraison d’armes aux forces rebelles mais il n’existe cependant pas de plan d’action concertée et les divisions internes paralysent la Ligue.

Le même jour, l’OTAN rejetait une requête du dirigeant rebelle Syrien Moaz Al-Khatib pour que les missiles Patriot abattent des avions syriens. Les Etats Unis surcompensent leurs erreurs en Irak et en Afghanistan et,  sans leur consentement, il y a peu de chances que les «lions» de l’Europe arment l’opposition. Si les rebelles n’ont pas assez d’armes, le forces d’Assad continueront à avoir la supériorité militaire, à tuer encore des Syriens et à prolonger la guerre civile.

Et donc les combats continuent: alors qu’un million de Syriens dans leurs abris de fortune cherchent de la nourriture dans tout le Moyen Orient, le Comité International de Secours signale que les camps frontaliers au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak sont bondés avec plus de 650 000 réfugiés, en majorité des femmes et des enfants. L’ONU estime par ailleurs à 70 000 le nombre de tués depuis le début des hostilités en avril 2011.

Le guerre brutale menée par Assad a destabilize un gouvernement au Liban; provoqué la venue de forces spéciales iraniennes en Syrie, isolé le gouvernement irakien de ses concitoyens Sunnites, oblige Israël à pénétrer en territoire syrien sur les hauteurs du Golan, et envoyé des réfugiés en Turquie, en Jordanie, en Irak et au Liban. L’ensemble de la région est affectée par la guerre menée par Assad, et nous avons tous le devoir moral et politique d’agir pour extirper de parmi nous ce seigneur de la guerre [warlord]. Le message est clair : c’est un problème pour tout le Moyen Orient.

Les excuses présentées récemment au peuple turc par le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou pour l’incident du Mavi Marmara en 2010 sont le signe d’une amélioration des relations entre nos deux pays. Jérusalem va certainement respecter la promesse de Netabyahou d’une indemnisation des familles des victimes turques et il est sûr que si tel est le cas, les relations israélo-turques vont connaître une renaissance. Etant les deux principales puissances économiques et militaires de la région, ces pays devraient œuvrer ensemble pour faire cesser le soutien russe à Assad. Erdogan avait déjà proposé aux Russes une base navale sur la côte turque et cette proposition, associée à des garanties qu’une Syrie post-Assad ne signifierait pas la fin de l’accès et de l’influence russe en Syrie, pourrait bien éloigner la Russie d’Assad. Maintenir les Etats Unis à l’écart de cette opération contribue aussi à garantir à Poutine que la Syrie ne deviendra pas la Libye : un Etat client des USA.

Un engagement conjoint de la Turquie, de la Russie et d’Israël à cette étape du conflit a des avantages politiques évidents : premièrement, étant donné que l’opposition syrienne est basée en Turquie, il est commode pour Ankara de négocier un accord entre les rebelles et la Russie pour faire en sorte que les inquiétudes de Moscou pour les minorités chrétienne et alaouite soient entièrement dissipées. Si cela signifie que les forces armées russes souhaitent mettre en place des « zones sécurisées» pendant une période de transition, cela doit être sérieusement considéré. En bref, les conséquences du renversement d’Assad ne doivent pas être négligées. Mais les craintes pour le lendemain [de la chute d’Assad] ne doivent pas nous empêcher de trouver des réponses créatives pour stopper les massacres d’aujourd’hui.

Deuxièmement, sauf si la Turquie et Israël travaillent ensemble pour arrêter la tuerie en Syrie et s’impliquent plus à ce stade, les djihadistes continueront à se renforcer. Tandis que le monde regarde les Syriens se faire massacrer par les forces d’Assad, les djihadistes viennent en Syrie pour prendre le rôle dominant dans une Syrie nouvelle. La Turquie, Israël et d’autres nations ne peuvent pas le permettre. La Syrie ne doit pas devenir un nouvel Afghanistan.

Les éléments qui s’opposent à Assad affrontent des troupes disciplines disposant de matériel militaire sophistiqué. Deux ans de guérilla ne lui ont pas fait perdre son emprise sur la population syrienne. Si les rebelles Syriens veulent un espoir raisonnable de victoire, il leur faudra des armes sophistiquées et un appui aérien. Si personne ne fournit ces deux éléments, il en résultera une ou deux conséquences : soit les rebelles échoueront et Assad maintiendra son régime assassin, ou les rebelles recevront une aide venue d’ailleurs. Dans cette dernière éventualité, ni la Turquie, ni Israël n’auront le droit de se plaindre si les extrémistes sont présents dans le scénario et tirent avantage des désordres dans le pays.

Les Etats Unis et l’Union Europenne n’agiront pas. Ils ne sont pas menacés aussi directement que nous le sommes dans la région. Malgré ses défauts, Israël dispose de la supériorité aérienne pour neutraliser les forces aériennes d’Assad. A lui seul, ce facteur ferait beaucoup pour faire pencher la balance en faveur des civils Syriens qui sont bombardés par leur propre gouvernement.

Assad et sa  famille doivent avoir une porte de sortie vers l’exil. Après toute la violence dont il a fait preuve, il serait beaucoup plus avantageux de lui offrir un asile sûr plutôt que de l’obliger à choisir entre continuer da campagne de destruction ou risquer de finir comme Kadhafi et Moubarak. Mais une Syrie nouvelle ne pourra pas résoudre ses problèmes toute seule. La Syrie et les Syriens auront besoin de leurs voisins pour aider à mettre fin au conflit et à créer une Syrie pluraliste et démocratique. Combien de vies supplémentaires doivent être perdues avant que nous mettions de côté nos divisions et agissions de manière concertée pour le peuple syrien ?

 — Ceylan Ozbudak est une journaliste politique et présentatrice de télévision turque et elle est directrice de Building Bridges, une ONG sise à Istanbul

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9 Réponses to “L’axe anti-syrien Riyad – Ankara – Tel Aviv”

  1. Caligula Says:

    « Combien de vies supplémentaires doivent être perdues avant que nous mettions de côté nos divisions et agissions de manière concertée pour le peuple syrien ? »
    Rien que cette phrase donne toute la mesure de la désinformation auquels ont droits les habitants du Moyen-Orient, ainsi que ceux du reste du monde; car cet article sera, à n’en pas douter, relayé dans les grands journaux nationaux, d’autant plus qu’il glorifie israël en le faisant passer pour le sauveur potentiel du peuple syrien.
    Vivement que le monde ouvre les yeux sur le fait que c’est, justement, l’étât sioniste (et ses alliés occidentaux) qui est derrière tout ça. Quand je dis tout ça, je pense à la destabilisation des pays arabes du Moyen-Orient.
    Il ne reste plus qu’à souhaiter une chose (même si je n’aime pas ce genre d’armes), c’est que l’Iran réussisse à avoir sa bombe nucléaire. Parceque force est de constater, que pour la Syrie, la messe est dite. Même si Assad reprenait le contrôle, et cela est presque impossible vu que les cartes sont toutes dans les mains de l’occident, d’israël, et des wahhabites, il serait soumis à un tel embargo (d’habitude, c’est l’inverse: d’abord un embargo, puis les « méchants » salafistes s’invitent, enfin « on » vient libérer le peuple opprimé) que cela finirait de mettre le pays à genoux. Bon, il reste encore le Liban, mais une fois que la Syrie aura été pacifiée, le Hezbollah se verra amputé d’un allié/aprovisionneur de poids.
    Tout ceci est bien triste, mais la seule façon de lutter contre ça est de relayer les informations, les vraies, comme vous le faites. Je vous félicite pour votre site, et votre travail.
    Salutations…

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    • matthieu Says:

      Bonsoir Caligula,

      Vous dites « Il ne reste plus qu’à souhaiter une chose (même si je n’aime pas ce genre d’armes), c’est que l’Iran réussisse à avoir sa bombe nucléaire.  »

      Les Iraniens n’auront jamais que quelques ogives, et il faut encore que les vecteurs permettant de les utiliser soient suffisamment performants pour éviter d’être interceptés et/ou de rater leur cible…
      Bref,je ne pense pas que l’arme atomique mettra en sécurité l’Iran.

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      • Caligula Says:

        Matthieu,

        Le nombre d’ogives disponible n’est pas un problème en soi. Les USA doivent en avoir suffisament pour faire sauter la Terre, la Lune, et Mars. Ce n’est pas pour ça qu’ils sont plus dissuasifs que les autres.
        Même si les lanceurs ne sont pas tout à fait au point, le simple fait de posséder de telles armes suffit largement à faire réfléchir les autres étâts.
        Il ne faut pas oublier le côté humain de l’affaire. Là où les occidentaux brandissent leurs missiles nucléaires pour faire réfléchir le reste du monde, l’Iran, de par son passé, pourrait avoir plus de facilité à intimider les autres.

        En plus, au nom de quoi, pourrait-on empécher un étât souverain, de s’équiper d’armes nucléaires? Au nom de la non prolifération? israël l’a bien, et tout le monde trouve cela naturel. Aux vues de se qui se passe au Moyen-Orient, je pense que l’Iran à plus de soucis à se faire pour sa sécurité, que la seule théocraatie du monde.

        Pour vous convaincre, regardez du côté de la Corée du Nord. D’aprés ce que j’ai lu ce week-end, même la Chine commence à prendre ses distances avec Pyongyang. Ce n’est pas pour cela que les USA, le Japon, et la Corée du Sud ont décidé de vitrifier le pays…

        Alors non, l’Iran ne sera jamais une grande nation nucléaire; elle n’aura jamais de sous-marin, ni de silo, ni de satelites, etc, etc; mais il y aura un doute. Et le doute profite toujours…

        Salutations.

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      • matthieu Says:

        Bonsoir, je ne suis pas contre le nucléaire iranien, on ne peut s’attendre qu’a cela quand on autorise une puissance non signataire du TNP à avoir des ogives atomiques impunément tout en menaçant le Moyen-Orient (je parle d’Israël, bien entendu).

        Ce que je remets plutôt en cause, c’est la capacité d’un Iran nucléaire à assurer sa sécurité.

        Déjà, il faut que les missiles Shahab soient plus crédibles qu’ils ne le sont et commencent par être plus stables; ensuite il faut s’assurer qu’ils puissent passer le filtre des missiles anti missiles américains.
        Les vecteurs iraniens sont inspirés de missiles soviétiques des années 50 par rapport auxquels les Américains devaient, déjà à l’époque, disposer d’une grande supériorité.

        D’autre part, l’Iran ne pourrait jamais utiliser sa bombe atomique sans risquer une deuxième frappe massive, qui signifierait la destruction du pays.

        Alors peut-être, effectivement, qu’une bombe iranienne rendrait plus difficile une invasion terrestre de l’Iran. Et après ?
        Il existe des tonnes de moyens de faire plier un régime récalcitrant et qui n’a pas les moyens de répliquer. Par exemple, on impose aujourd’hui à l’Iran un embargo, qui n’est pas respecté (à juste titre) par de nombreux pays. Il suffirait de transformer l’embargo en blocus terrestre et maritime total pour étouffer le pays en quelques jours en le coupant de ses alliés traditionnels… Seule l’Arménie ne fermerait peut-être pas sa frontière, par opposition aux Américains qui soutiennent Turcs et Azeris dans la région… et encore. Tous les autres Etats sont dévoués aux Américains.
        Et cela n’est qu’un exemple.

        Bref, à long terme, bombe ou pas, les USA ne feront qu’une bouchée de cet empêcheur de tourner en rond qu’est l’Iran!!

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      • Caligula Says:

        Bonjour Matthieu,

        Le coup de l’embargo a déjà était testé avec l’Irak, et d’autres pays. On en connait les résultats, il suffit de regarder les mises en éxamen concernant celui de l’Irak.

        La solution plus expéditive qu’utilisent les USA, et israël-les djihadistes-ne pourra jamais être utilisée en Iran. Imaginez un pays détenteur de l’arme nucléaire qui tombe aux mains des « terroriste islamiste ». Inimaginable.

        La solution des frappes préventives si chère à israël, ne fait absolument pas l’unanimité au sein de la CIA et de l’armée US.

        Ensuite, pour en revenir à l’embargo, il ne faut pas oublier que le principal client des exportations de pétrole iranien n’est autre que la Chine. Et dans une moindre mesure, la Russie. Inutile que je vous rappèle se qui s’est passé la dernière fois que l’occident à voulu s’en prendre à un pays ayant la Russie et la Chine pour alliés. 70 000 morts et toujours pas de solutions…

        Pour ce qui est des vecteurs iraniens, ils sont loins d’être au point, certes, mais le taux de réussite du « dôme de fer » n’est que de 30%!

        Salutations.

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      • matthieu Says:

        Bonsoir,

        Pour le dôme de fer, vous avez sûrement raison. Pour le reste, l’Iran n’utilisera jamais sa bombe à moins qu’ils aient envie de sacrifier leur propre peuple. Les USA sont capables d’utiliser leur bombe car ils savent qu’ils ne risquent rien en retour (à moins qu’ils ne s’attaquent aux intérêts vitaux d’un pays capable de les frapper réellement). L’Iran se sait incapable d’utiliser sa bombe sans une destruction totale du pays.

        Donc il n’y aura pas de dissuasion.

        Pour ce qui est du cas de la Syrie que vous citez, c’est totalement différent. Pour l’instant, on en est à la première étape, qui consiste à affaiblir durablement le pays. Ce qui retient les USA d’aller plus loin, ce n’est pas la Russie, c’est la perspective de s’engager dans un conflit régional coûteux. Pourquoi se fatiguer quand on peut tester les limites du régime syrien à moindre frais ?

        Si les USA décidaient sérieusement, demain, de bloquer toutes les communications maritimes de la Syrie, intimaient à l’Irak et au Liban d’en faire autant, personne ne s’y opposerait, comme personne ne s’est opposé un tant soit peu sérieusement à ce qui s’est passé en Yougoslavie, en Irak, en Libye, au Congo ou au Soudan ces dernières années. Les enjeux y étaient pourtant considérables pour des acteurs censés être des nouveaux pôles de puissance dans la période post-guerre froide (la Chine et la Russie).

        Pour ce qui est de la Russie, sa soi disant opposition à la guerre de basse intensité menée par l’Otan en Syrie n’est pas franchement convaincante. La Russie n’exclut pas des lendemains sans Bashar, et elle lui a demandé d’adopter des mesures complètement délirantes, comme des amnisties à des criminels de guerre qui ont semé le chaos dans le pays.

        Ca ne m’étonne pas vraiment, après tout Poutine n’est qu’un voyou arrivé à la faveur des très pro-occidentaux oligarques, et dans le contexte de la vaste mascarade que fut la guerre de Tchétchénie. N’oublions pas qu’il fut lui aussi un héros de la « guerre contre le terrorisme », qu’il n’a pas bougé le petit doigt à l’invasion, à ses frontières, de l’Afghanistan, et que sa popularité est largement due à des opérations qui ressemblent à s’y méprendre à des célèbres false flag (je pense à l’attentat de l’opéra de Moscou, pour ne citer que lui).

        Poutine n’est qu’un populiste mis au pouvoir par des intérêts occidentaux pour dissimuler au grand peuple russe la réalité de la déchéance dans laquelle les oligarques ont plongé ce pays à l’histoire si riche et magnifique. Lorsque sera venu le moment, il se couchera comme au poker et laissera, si Washington le désire, les Occidentaux agir à leur bon vouloir en Syrie. Ce qu’il propose pour l’instant n’est d’ailleurs qu’une autre manière, plus insidieuse, de mettre Bachar à la porte à long terme.

        Tout ce laïus pour dire que personne ne sera là pour l’Iran le jour où il en aura besoin, à part peut-être la Chine. Mais elle est elle aussi très dépendante de « narrow seas » où pullulent les navires des affidés de Washington (par exemple, le détroit de Malacca) et un petit chantage à ce sujet pourrait, si on était déterminé à en venir à ces gros moyens, lui faire battre sa coulpe.

        Voilà mon avis ! Ni le nucléaire ni le « monde multipolaire » ne sauverons les pays qui décident de s’affranchir de la mondialisation et de ses effets pervers.

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      • Caligula Says:

        Bonsoir Matthieu,

        Visiblement, nous ne sommes pas d’accord sur le cas de la Syrie. Pour moi les américains ne peuvent pas intervenir comme ils l’ont fait en Irak, ou en Afghanistan. Pour ces deux pays, l’objectif était clair; pour l’un il fallait faire tomber un dictateur possédant des armes de destruction massive (ADM), pour l’autre il fallait libérer un pays de dangereux criminels terroristes (et accéssoirement libérer les femmes!). Pour Bachar Al Assad, le probléme a été pris autrement. L’occident a fomenter quelques révoltes ici et là, en pensant que le feu allait prendre comme en Egypte, Tunisie, etc, etc. Malheureusement pour lui, la mèche a fait long-feu. Depuis, tout a été tenté. Les dangereux djihadistes qu’ils fallaient éliminer, c’est bête ils sont du côté de l’opposition, un gouvernement transitoire qui est incapable de fédérer quoi que se soi. Ils en sont même venu à brandir les ADM, pas de bol, la même semaine, les rebelles les ont utilisées ruinant ainsi tous les efforts.

        Du coup, comment les USA et l’ONU peuvent-ils trouver un moyen de faire tomber le régime…mystère, mais il ne faut pas en douter, ils y arriveront.

        Et pour en revenir à l’Iran, je suis d’accord avec vous sur le fait que Téhéran ne sera jamais assez dingue pour lancer un missile sur un autre pays, sous peine d’être vitrifié dans la minute. mais que se passerait-il si la bombe venait à exploser dans un endroit stratégique…le détroit d’Ormuz par exemple. En plus, pas besoin de vecteurs, un navire, ou un sous-marin quelconque dans le meilleur des cas, suffit. Jolie pagaille en perspective…

        salutations.

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  2. Dakichia Says:

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  3. Safiya Says:

    Les « filles » de la rue Saint-Denis ont plus de probité que cette potiche qui a tout des stars du cinéma X sans référer à sa malhonnêteté intellectuelle. Tfou !

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