Réformer l’Islam dites-vous?

mai 20, 2015

Mehdi Hasan contribue régulièrement par des tribunes libres dans la presse anglaise au débat sur l’Islam et le monde musulman (son expression est « le monde majoritairement musulman »).

Il entend ici répondre de manière argumentée à ceux qui en Occident appellent à une réforme de l’Islam. Les quelques exemples qu’il donne viennent des Etats Unis, mais on aura vite fait de trouver leurs équivalents dans les milieux politiques et médiatiques hexagonaux.

Mehdi Hasan

Mehdi Hasan

Mehdi Hasan est aujourd’hui journaliste présentateur à Al Jazeera anglaise et a été directeur de rédaction au New Statesman (un magazine politique britannique proche du travaillisme).

Pourquoi l’Islam n’a pas besoin d’une réforme

Ceux qui appellent de leurs vœux un « Martin Luther musulman » devraient réfléchir

par Mehdi Hasan, The Guardian (UK) 17 mai 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ces derniers mois, les appels stéréotypés à une réforme de l’Islam, une religion vieille de 1 400 ans, se sont multipliés. « Nous avons besoin d’une réforme musulmane, » annonçait Newsweek. « L’Islam a besoin d’être réformé de l’intérieur, » disait le Huffington Post. Après le massacre de janvier à Paris, le Financial Times approuvait ceux qui, en Occident, considéraient que le président laïque de l’Egypte, Abdel Fattah el-Sisi, « pouvait se révéler être le Martin Luther du monde musulman. » (La chose pourrait s’avérer difficile étant donné que Sisi, selon les termes de Human Rights Watch, a approuvé des « attaques meurtrières préméditées » contre des manifestants généralement non armés, qu’on pourrait assimiler à des « crimes contre l’humanité. »)

Et puis il y a Ayaan Hirsi Ali, l’essayiste d’origne somalienne, athée et ex-musulmane qui vient de publier un nouveau livre intitulé « Heretic : Why Islam Needs a Reformation Now (hérétique, pourquoi l’Islam a besoin d’une réforme maintenant). On l’a vu apparaître sur les plateaux de télévision et dans des tribunes libres pour exhorter les Musulmans, libéraux comme conservateurs, à abandonner certaines de leurs croyances religieuses centrales et à s’unir derrière un Martin Luther.La question de savoir si des Musulmans de base vont régir positivement à un appel à la réforme venant d’une femme qui a qualifié leur religion de « culte de la mort destructeur et nihiliste » qui devrait être « écrasé », et a proposé que Benjamin Netanyahou reçoive le prix Nobel de la paix, est une autre affaire.

Ce discours n’est pas nouveau. Thomas Friedman, le célèbre éditorialiste du New York Times, avait appelé à une réforme de l’Islam dès 2002 ; les universitaires américains Charles Kurzer et Michaelle Browers ont situé les origines de cette « analogie avec la réforme [protestante, NdT] au début du 20ème siècle et observent que des « les journalistes conservateurs étaient aussi impatients que les universitaires libéraux dans leur quête de Luthers musulmans. »

‘L’Islam n’est pas le christianisme. Ils ne sont pas analogues, et c’est faire preuve de beaucoup d’ignorance que de prétendre qu’il en est autrement. Apparemment, quiconque veut gagner la guerre contre l’extrémisme violent et sauver l’âme de l’Islam, sans parler de transformer un Moyen Orient qui stagne, devrait être pour un tel processus. Après tout, le christianisme a eu la Réforme, argumente-t-on, qui a été suivie par les Lumières ; par le sécularisme, le libéralisme et la démocratie européenne moderne. Alors pourquoi l’Islam ne pourrait-il pas faire pareil ? Et l’Occident ne pourrait-il pas proposer son aide ?

la réalité est cependant que les discours sur une réforme de l’Islam comme celle qu’a connue le christianisme est très fortement teinté d’hypocrisie. Examinons l’idée d’un « Luther musulman ». Luther ne s’est pas contenté de placarder 95 thèses sur la porte de l’église du château à Wittenberg en 1517, dénonçant les abus des ecclésiastiques de l’église catholique. Il exigeait aussi que les paysans allemands en révolte contre les seigneurs féodaux soient « mis à mort », les comparant à des « chiens fous », et il avait écrit « Des Juifs et de leurs mensonges » en 1543 où il parlait des Juifs comme «peuple du diable » et appelait à la destruction de leurs maisons et de leurs synagogues. Comme l’a observé le sociologue et spécialiste américain de l’holocauste Ronald Berger, Luther avait participé à faire de l’antisémitisme un « élément central de la culture et de l’identité nationale allemande. » Pas vraiment un exemple de réforme et de modernité pour les Musulmans en 2015.

Martin Luther placardant ses 95 thèses sur la porte de l'église de Wittenberg

Le 31/20/1517, Martin Luther placarde ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg

La réforme protestante avait aussi ouvert la porte à une effusion de sang sans précédent à l’échelle continentale. Avons-nous oublié les guerres de religion en France ? Ou la guerre civile anglaise ? Des dizaines de millions d’innocents périrent en Europe ; on pense que 40 % de la population de l’Allemagne a trouvé la mort pendant la guerre de trente ans. Est-ce que c’est ce que nous voulons qu’endure maintenant la partie du monde en majorité musulmane déjà en proie à des conflits sectaires, des occupations étrangères et au legs du colonialisme, uniquement au nom de la réforme, du progrès et même du libéralisme ?

‘L’Islam n’est pas le christianisme. Les deux religions ne sont pas analogues, et c’est faire preuve de beaucoup d’ignorance, voire de condescendance, que de prétendre qu’il en est autrement – ou d’essayer d’imposer une vision eurocentrique et parfaitement linéaire de l’histoire à des pays à majorité musulmane très divers en Asie ou en Afrique. Chaque religion a ses propres traditions et textes ; les adeptes de chaque religion ont été affectés d’une foule de manières par des processus géopolitiques et socio-économiques. Les théologies de l’Islam et du Christianisme, en particulier, sont des mondes à part ; l’Islam par exemple n’a jamais eu de classe cléricale dans le style catholique obéissant à un Pape de droit divin. Alors contre qui devra se faire la « réforme islamique » ? Sur la porte de qui faudra-t-il placarder les 95 fatwas ?

La vérité est que l’Islam a déjà eu sa propre réforme à tous égards, au sens de se dégager des appartenances culturelles et d’un processus de supposée « purification ». El résultat n’a pas été une utopie pluraliste et multi-confessionnelle, une Scandinavie sur l’Euphrate. Elle a produit au contraire… le royaume d’Arabie Saoudite.

N’est-ce pas exactement une réforme qui a été offerte aux masses du Hedjaz par Muhammad Ibn Abdul Wahhab, le prédicateur itinérant de la moitié du 18ème siècle qui avait fait alliance avec la famille Saoud ? Il proposait un Islam austère débarrassé de ce qu’il considérait comme des innovations, il écartait des siècles de tradition intellectuelle et du commentaire, et il rejetait l’autorité traditionnelle des oulémas, ou des autorités [en termes de savoir, NdT] religieuses.

On pourrait même dire que si quelqu’un mérite le titre de Martin Luther musulman, c’est Ibn Abdul Wahhab qui, aux yeux de ses détracteurs, combinait le puritanisme de Luther à l’antipathie du moine allemand à l’égard des Juifs. La position controversée d’Ibn Abdul Wahhab à l’égard de la théologie musulmane, écrit son biographe Michael Crawford, « l’amena à condamner une bonne partie de l’Islam de son époque » et avait entraîné son rejet comme hérétique par sa propre famille.

Ne vous méprenez pas. Des réformes sont évidemment nécessaires dans un monde musulman en crise : des réformes politiques, socio-économiques et, c’est vrai, religieuses aussi. Les Musulmans doivent redécouvrir leur propre héritage de pluralisme, de tolérance et de respect mutuel – incarné, par exemple, dans la lettre du Prophète aux moines du monastère Sainte Catherine , ou dans la « convivencia » ‘ou co-existence) de l’Espagne musulmane médiévale.

Ce dont le monde musulman n’a pas besoin, c »est d’appels désinvoltes à une réforme de l’Islam formulés par des non Musulmans et par d’ex-Musulmans, dont la répétition illustre simplement à quel point des commentateurs occidentaux de premier plan sont superficiels, simplistes, a-historiques et même anti-historiques sur cette question. Il leur est beaucoup plus facile, semble-t-il, de réduire le débat complexe sur l’extrémisme violent à une série de poncifs, de slogans et de petites phrases plutôt que d’examiner les causes à la racine de ces tendances historiques ; plus facile de porter au pinacle les détracteurs les plus extrêmes et les plus intolérants de l’Islam tout en ignorant les voix des nombreux militants, savants et universitaires.

Hirsi Ali, par exemple, a eu droit à toute une série de louanges et de questions complaisantes dans le flot d’interviews qu’elel a faites avec des médias américains, du New York Times à Fox News (« Une héroîne de nitre temps », disait un gros titre de Politico). On ne pouvait malheureusement que constater que seul l’humoriste Jon Stewart, dans le Daily Show, s’était soucuié de signaler à Hirsi Ali que son héros réformiste voulait une « forme plus pure de christianisme » et avait contribué à créer « un siècle de violence et de chaos. »

Ayaan Hirsi Ali

Ayaan Hirsi Ali

Avec mes excuses à Luther, si quelqu’un veut faire la même chose avec l’Islam aujourd’hui, c’est le chef de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh), Abu Bakr al-Baghdadi qui prétend violer et piller au nom d’une « forme plus pure » de l’Islam – et qui incidemment n’est pas très fan des Juifs non plus. Ceux qui implorent de manière si simpliste, et pas qu’un peu bêtement, pour une réforme de l’Islam, devraient être un peu plus prudents quant à ce qu’ils appellent de leurs vœux.

L’étudiant juif qui jouait à la croix gammée

mai 16, 2015

L’étudiant juif avait sans doute pensé s’offrir une bonne tranche de rigolade en affichant dans le hall de sa résidence universitaire aux Etats Unis un symbole religieux hindou qui n’est autre que le fameux swastika adopté dans la première moitié du 20ème siècle par le régime nazi qui en avait fait son emblème.

Mal lui en a pris, un de ses co-résidents ayant perçu la présence ce symbole comme une menace antisémite renvoyant aux heures les plus sombres de notre histoire.

Il ne sera certes pas traduit en justice mais risque d’ête expulsé de sa chambre universitaire, cette dernière étant associée aussi à l’appartenance à une fraternité étudiante, un puissant outil d’intégration et d’entraide sur le campus et même après les études.

On a donc ici encore un exemple de personne de confession juive qui utilise la peur de l’antisémitisme , ici à une simple fin récréative. Mais aussi un exemple d’ethnocentrisme qui voit des milliards d’adeptes du bouddhisme ou de l’hindouisme dépossédés d’une pièce de leur symbolique religieuse rattachée d’autorité à une philosophie politique qui a dominé une partie de l’Europe pendant une courte période de temps.

Une université américaine étudie l’interdiction de la croix gammée

PTI | Times of India (Inde) 24 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceci est un symbole nazi

Ceci est un symbole nazi

WASHINGTON: La prestigieuse université George Washington envisage d’interdire le swastika, un symbole sacré de l’hindouisme et du bouddhisme, car les autorités universitaires pensent qu’elle ressemble au symbole nazi et pourrait heurter la sensibilité de certains étudiants juifs.

Ceci est un symbole hindouiste

Ceci est un symbole hindouiste

La démarche intervient après qu’un étudiant, non identifié mais de confession juive, a rapporté une représentation du swastika d’un séjour en Inde le mois dernier. Il l’a placardé brièvement sur le panneau d’affichage dans le hall de la résidence de sa fraternité majoritairement juive.

Un membre de la fraternité qui avait vu le swastika sur le panneau d’affichage avait pensé que s’était une forme de menace et avait appelé la police.

Tout avait été clarifié en quelques heures quand le plaignant avait compris qu’il n’y avait pas de menace. La police avait rapidement bouclé son enquête.

Cependant, l’étudiant qui avait placé le symbole sur le panneau d’affichage est maintenant passible d’une expulsion définitive, rapporte le Daily Caller.

Steven Knapp, président de l’université George Washington, a indiqué dans une déclaration que les intentions derrière l’affichage du motif nazi sur le campus n’affecteront pas sa détermination à le qualifier de crime inspiré par la haine [hate crime].

« Quoique l’étudiant affirme que son acte n’était pas une expression de haine, l’université a déféré l’affaire… pour examen par son unité chargée des crimes de haine, » a déclaré Knapp.

John Banzhaf, un professeur de droit public réputé de la faculté de droit de l’université George Washington, a pris en charge la défense de l’étudiant juif mis sur la sellette.

Si l’étudiant est expulsé ou subit n’importe quelle autre sanction disciplinaire, l’effet en sera d’interdire les symboles religieux sacrés du campus de George Washington, a déclaré Banzhaf.

Le swastika a longtemp été conçu comme un symbole porte-bonheur en Occident (cette représentation date de 1907)

Le swastika a longtemp été conçu comme un symbole porte-bonheur en Occident (cette représentation date de 1907)

L’administration de l’université a « apparemment pris la position de considérer qu’afficher quoi que ce soit aui pourrait être confondu avec une croix gammée nazie » est interdit, a-t-il soutenu – « même si c’est le fait d’étudiants bouddhistes ou hindouistes. »

Un escroc sioniste met à genoux le système bancaire de Moldavie

mai 8, 2015

Une somme d’un milliard de dollars a disparu de trois banques de Moldavie, le pays le plus pauvre d’Europe.

L’argent s’est évaporé sous le couvert de prêts bancaires réalisés en seulement quelques jours à la veille d’une échéance électorale de 2014.

Cette somme est considérable dans l’absolu mais surtout quand on la rapporte au Produit Intérieur Brut du pays :

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Pour mieux vous représenter la chose, sachez que c’est comme si on avait subtilisé en moins d’une semaine la somme de 200 milliards d’euros à des banques françaises.

Moldavie: le scandale du milliard de dollars disparu.

LE CHIFFRE – 10.000 manifestants se sont réunis dimanche dans la capitale moldave, pour protester contre la disparition d’un milliard de dollars des coffres de trois banques.

Par Fanny Bonjean, RTL-France, le 07/05/2015 À 17:10

Un vol mystérieux fait scandale en Moldavie. En avril, la Banque centrale a découvert qu’un milliard de dollars manquait dans les coffres de trois banques, dont un établissement public. L’argent aurait été dépensé en novembre 2014 via des crédits obscurs dont les destinataires n’ont pas été identifiés.

Or, un milliard de dollars est une somme conséquente pour la Moldavie, pays le plus pauvre d’Europe. Elle représente près d’un huitième du PIB (12,55%). Aussi près de 10.000 citoyens sont descendus dans les rues de Chisinau, la capitale, dimanche 3 avril, pour protester contre cette disparition et plus globalement la corruption. Les manifestants ont appelé à la démission du procureur général mais aussi de juges de la Cour suprême et de plusieurs hommes politiques, qu’ils jugent impliqués dans le scandale.

Selon un rapport d’une commission parlementaire, qui a filtré dans la presse, une partie de l’argent de ce scandale financier aurait été transférée dans quatre banques russes. Jusqu’ici deux personnes, dont l’identité est gardée secrète, ont été placées en détention provisoire et les biens de plusieurs autres mis sous séquestre. Le gouvernement a également fait appel aux experts de la compagnie d’audit américaine Kroll pour démêler l’affaire.

La Moldavie est un pays européen, qui plus est au contact d’une zone d’extrême tension par sa frontière avec l’Ukraine. Comme l’Ukraine d’ailleurs, la Moldavie est en proie au séparatisme d’une région, la Transnistrie, qui a proclamé son indépendance.

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Moldavie; en rouge, la Transnistrie

Ce pays devrait donc susciter une attention toute particulière de la part de la presse française. Ce n’est manifestement pas le cas puisqu’on ne peut pas dire qu’elle montre un véritable intérêt à enquêter ou fournir des éléments sur une situation gravissime.

Parce que c’est bien joli de nous parler de banques russes impliquées, ce qui pourrait donner à penser que nous sommes là devant un coup des services spéciaux de Moscou.

Apparemment, à la même date, la presse américaine a plus d’informations et donne l’identité du cerveau de la gigantesque arnaque, un certain Ilan Shor qui fait partie des plus grosses fortunes du pays où son père avait établi les premiers magasins hors taxes. Ilan Shor est marié, nous dit-on, à une pop star russe.

Ilan Shor

                           Ilan Shor

Ilan Shor est quant à lui originaire de l’entité sioniste d’où il est venu en Moldavie avec son père Miron Shor :

Miron Shor fait une longue carrière d’homme d’affaires et de bienfaiteur juif [sic] à l’étranger. C’est Miron qui a amené la famille d’Israël en Moldavie quand Ilan avait l’âge de deux ans. » 

Le séisme du Népal révèle un immonde trafic de ventres maternels organisé depuis Tel Aviv

avril 27, 2015

L’entité sioniste égale à elle-même en toute circonstance

Israël évacue en priorité 25 bébés de mères porteuses

7 sur 7 (Belgique) 26 avril 2015

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Israël va évacuer en priorité 25 bébés nés de mères porteuses et leurs parents adoptifs depuis le Népal où un violent séisme a ravagé le pays, ont annoncé dimanche les autorités israéliennes.

Il y a actuellement à Katmandou 25 nourrissons nés de mères qui les ont portés pour le compte d’Israéliens venus les récupérer au Népal, a expliqué le ministère des Affaires étrangères. Quatre d’entre eux sont des prématurés nécessitant des services médicaux qu’ils risquent de ne pas trouver après le tremblement de terre, a dit le ministère.Les Affaires étrangères évaluent à 600 ou 700 le nombre d’Israéliens se trouvant au Népal, la grande majorité d’entre eux étant des randonneurs. Aucun d’entre eux n’aurait été tué.

Les 25 bébés et les Israéliens qui s’occupent d’eux seront « les premiers à monter dans l’avion » pour être ramenés en Israël, a dit à l’AFP Sabine Hadad, une porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Les Affaires étrangères se sont montrés prudentes quant à l’imminence de ces départs, qui peuvent être retardés pour des raisons médicales ou des considérations légales népalaises, ont-elles dit. Mais les autorités israéliennes feront « tout pour amener ces bébés en Israël », a dit un porte-parole du ministère, Paul Hirschson.

Trois de ces bébés devaient partir vers Israël dimanche soir avec huit accompagnateurs, a-t-il dit.

Sur les 25 enfants concernés, 15 ont vu le jour par l’entremise de Tammuz, une société israélienne prodiguant les services de mères porteuses, a dit à l’AFP son responsable commercial Roy Youldous.

En vertu de la loi israélienne, seuls les couples hétérosexuels ont le droit d’avoir des enfants de mères porteuses.

Les homosexuels ou les personnes seules se tournent parfois vers la gestation pour autrui dans des pays en voie de développement, une pratique très controversée dénoncée par ses détracteurs comme l’exploitation de la misère. D’autres Israéliens, autorisés à recourir à des mères porteuses, renoncent

Qu’est-ce que la pédagogie de « l’holocauste »?

avril 16, 2015

Ce 16 avril est la date retenue par le régime sioniste pour la commémoration de ce qu’il est convenu d’appeler « holocauste », c’est-à-dire la déportation et l’extermination des Juifs par le régime nazi.

Selon Wikipedia, cette date fixée dans le calendrier hébraïque correspondrait initialement à une volonté de rendre hommage aux insurgés du Ghetto de Varsovie et à d’autres partisans juifs.

C’est quand même curieux car seule une minorité des insurgés du Ghetto était sioniste, certains combattants étant même carrément antisionistes comme Marek Edelman resté fidèle jusqu’au bout à ses convictions.

Cette journée est donc l’occasion de rappeler au monde la dette qu’il est supposé avoir envers le « peuple juif » mais aussi à appeler la population de l’entité sioniste à la cohésion autour de la peur et de ses pendants naturels, la haine et la vengeance.

Ces sentiments doivent bien sûr être inculqués à la population dès son plus jeune âge. A l’école par exemple. Mais comment transmettre un sentiment ? Comment amener un enfant à éprouver un sentiment aussi proche que possible de ceux qu’ont pu éprouver ceux qui avaient leur âge à l’époque du nazisme ?

Une enseignante a appliqué une méthode qu’elle n’est certainement pas la première à employer.

Et qui n’est pas loin de la proposition faite par Nicolas Sarkozy en 2008 qui devait consister à « confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah » à « tous les enfants de CM2″.

On peut qualifier ce genre de démarche de dérive. Mais ce genre de dérive est inévitable dès lors qu’on substitue l’enseignement de la mémoire à celui del ‘histoire.

Une enseignante d’école maternelle laisse les enfants rentrer chez eux avec des étoiles jaunes de l’holocauste

par Gali Markowitz-Slotzker, Jerusalem Post (Sionistan) 16 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une mère fait part de son indignation devant ce qu’elle considère comme une méthode inappropriée d’enseignement de l’holocauste aux tout petits

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La mère d’une fillette âgée de trois ans s’est plaint à la mairie de Rishon Lezion sur un message Facebook jeudi après qu’une enseignante de l’école maternelle a laissé ses élèves rentrer chez eux avec une étoile jaune sur leurs vêtements dans le cadre d’une leçon pour la Journée de Commémoration de l’Holocauste.

La mère en colère a écrit dans le message, « Les enfants ont-ils besoin d’apprendre sur ce sujet rn portant des étoiles jaunes comme les survivants de l’holocauste ? » Dans leur monde, quand les enfants reçoivent un autocollant ou un symbole qu’on leur appose, ils le voient comme un prix, une récompense pour leur bonne conduite, pas du tout comme ce symbole qui charrie une signification très lourde, trop lourde pour des tout petits, alors que le message peut être transmis d’une manière plus appropriée et plus délicate pour les enfants de cet âge. »

Elle a ajouté : « Les enseignants d’écoles maternelles peuvent-ils donc faire tout ce qui leur passe par la tête ?  N’ont-ils aucune supervision ou instruction sur les conséquences si on fait quelque chose de ce genre. Je suis une des 17 mères qui ont vu leurs enfants rentrer de l’école maternelle comme ça [avec l’étoile jaune]. Une de ces mères a encore bien du mal à retrouver son calme et pleure sans arrêt depuis deux heures… Qui assume la responsabilité ici ? Que se passe-t-il avec l’éducation de nos enfants qui sont sans aucun doute entre de mauvaises mains ! A l’aide ! »

La municipalité de Rishon Lezion a déclaré en guise de réponse que, « Tous les membres des équipes chargées de l’éducation pré-élémentaire reçoivent des instructions en amont de la Journée de Commémoration de l’Holocauste. Cet incident déborde complètement les limites et nous le considérons avec beaucoup de gravité. Le personnel concerné de l’école maternelle a été immédiatement suspendu et sera convoqué pour un entretien. »

Les Etats Unis, ce pays où trop de malades mentaux ne sont pas soignés

avril 14, 2015

L’Obamacare aura été une des réformes marquantes du passage de Brack Obama à la présidence des Etats Unis. Sans pouvoir être assimilé à une sécurité sociale comme on la connaît ailleurs, ce système a permis d’améliorer la couverture maladie de nombreux citoyens américains qui n’avaient pas les moyens de souscrire une assurance couvrant le risque santé.

Un volet important de l’Obamacare est l’extension de Medicaid, un système de prise en charge par les pouvoirs publics réservé aux plus démunis.

Si Barack Obama a pu faire passer, non sans difficultés, les dispositions de l’Obamacare, il en est allé différemment pour l’extension de Medicaid dont le financement repose entièrement sur les pouvoirs publics, c’est-à-dire l’Etat fédéral et les Etats qui le constituent. Une décision de la Cour Suprême a reconnu le caractère facultatif de la mise en place de l’extension de Medicare par les Etats et beaucoup se sont en effet abstenus de l’appliquer.

Non sans effet sur la prise en charge des populations en matière de soins, particulièrement de santé mentale comme l’explique l’article ci-dessous.

Là où les Américains n’ont pas d’assurance sociale, les malades mentaux ne sont pas soignés

Washington Post, 14 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

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La politique de l’Obamacare se traduit par une coupure géographique au niveau des soins de santé mentale. Les Américains non assurés et à faible revenu de la côte pacifique, de l’est et de la partie nord de la côte atlantique ont un plus grand accès aux soins grâce à l’expansion de Medicaid, mais ce n’est pas le cas ceux du sud et du centre des Etats Unis, selon un nouveau rapport.

Près de 568 000 personnes non assurées, qui ont été diagnostiquées comme se trouvant dans un état mental grave ont reçu des soins en 2014 parce que leurs Etats de résidence ont choisi d’étenre Medicaid, selon l’ American Mental Health Counselors Association, une organisation professionnelle qui milite pour la prise en charge des pathologies mentales. C’est le cinquième des près de trois millions d’adultes non assurés souffrant des graves affections mentales qui vivent dans les 24 Etats qui n’ont pas étendu Medicaid l’année dernière.

L’Obamacare a étendu Medicaid à toute personne dont les revenus sont inférieurs à 138 % du seuil de pauvreté fédéral (15 521 dollar par personne en 2014), le gouvernement fédéral prenant en charge 100 % des coûts d’assurance pour les nouveaux inscrits pendant trois ans. Cependant, après qu’une décision de la Cour Suprême en 2012 a laissé aux Etats la possibilité d’étendre ou pas l’éligibilité à Medicaid, certains Etats ont préféré continuer à recevoir le Medicaid « traditionnel » plutôt que les fonds d’extension de la couverture.

En 2014, 24 Etats ont emprunté ce chemin.

La carte ci-dessus montre le nombre de personnes dépourvues d’assurance et âgées entre 18 et 64 ans qui ont ou auraient dû être traitées pour des troubles mentaux sévères en 2014. Les Etats en gris ont accepté d’étendre le financement de Medicaid et les chiffres représentent une estimation du nombre de personnes souffrant de maladie mentale qui ont reçu des soins.

Les Etats en vert n’ont pas opté pour l’extension de la couverture Medicaid, ce qui signifie que les chiffres représentent le nombre de patients qui auraient pu être soignés mais ne l’ont pas été. Comme le montre la carte, environ 66 723 patients en Floride et 62 400 patients au Texas auraient pu recevoir un traitement en 2014. Les chiffres sont également importants en Pennsylvanie et dans l’Indiana, deux Etats qui ont décidé d’étendre l’éligibilité à Medicaid en 2015.

Publié en 1968, un livre indispensable de Pierre Démeron sur les liens entre sionisme et élites françaises

avril 9, 2015

Ce livre de Pierre Démeron, publié en 1968, est indispensable pour ceux qui veulent comprendre l’enracinement du soutien à l’entité sioniste dans une bonne partie des élites de l’après-guerre et formées durant la guerre d’Algérie. Parmi ces élites, des personnes aussi diverses que Juliette Gréco ou Valéry Giscard d’Estaing.

Pierre Démeron n’était nullement un marginal, critique littéraire pour un magazine féminin, il participait à des émissions littéraires à la radio et a rencontré les grandes personnalités du monde de la culture.

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Yasmina Haifi tient tête au lobby sioniste aux Pays Bas, et gagne.

avril 7, 2015

Yasmina Haifi est une spécialiste de cybersécurité qui exerce aux Pays Bas pour le compte du ministère de la justice. Elle exerce toujours dans ce ministère même si elle a été relevée de ses fonctions dans la cellule antiterroriste qui en dépend.

Yasmina Haifi

Yasmina Haifi

Elle aurait pu être licenciée comme le souhaitait un certain nombre de politiques pour avoir écrit sur Twitter qu’elle considérait que l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh) faisait partie d’un plan sioniste pour nuire à l’Islam.

On dira que le raccourci est un peu rapide, mais dans le fond elle a raison notre informaticienne dont la mission antiterroriste lui a certainement permis de se faire son opinion.

Son employeur ministériel tout comme une commission des droits des fonctionnaires ont conclu qu’elle n’avait fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression.

Elle a bien sûr été accusée d’antisémitisme et elle reconnaît elle-même ne pas avoir réalisé à quel pont la confusion était entretenue aux Pays Bas entre sionisme et judaïsme, elle qui précisément militait contre l’antisémitisme au sein du parti travailliste néerlandais dont elle était une adhérente.

Et dont elle a démissionné pour une raison non expliquée dans l’article.

Une spécialiste néerlandaise de cybersécurité qui avait déclaré que l’EIIL faisait partie d’un plan sioniste conserve son emploi

Jewish Telegraphic Agency 2 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

(JTA) Un fonctionnaire néerlandaise qui affirmé que l’EIIL faisait « partie d’un plan [conçu] par les sionistes » peut garder son emploi, a décidé le ministre de la Justice du pays.

Le ministre Ard van der Steur a rendu sa décision publique mercredi dans une lettre adressée au Parlement à propos de la conduite de Yasmina Haifi, un ancien chef de projet au Centre national de cybersécurité du ministère.

Dans la lettre, van der Steur écrit que Haifi a reçu une notification « licenciement avec sursis » et sera transférée à un autre poste. Elle ne sera plus employée à l’unité néerlandaise de lutte contre le terrorisme auquel participe son ancien service fonctionne, mais elle travaillera ailleurs au sein du ministère.

Van der Steur a écrit la lettre pour répondre aux questions posées par des parlementaires de droite qui réclamaient des mesures contre Haifi.

En août, Haifi a été suspendue pour avoir écrit sur Twitter, « l’EIIL n’a rien à voir avec l’islam. Cela fait partie d’un plan par les sionistes qui cherchent délibérément à salir le nom de l’Islam. » L’EIIL, ou Etat Islamique, est une organisation terroriste sunnite.

Haifi a nié être antisémite et a affirmé que son tweet visait Israël, pas les Juifs.

En Février, une commission présidée par Job Cohen, ancien maire d’Amsterdam et ancien leader du Parti travailliste néerlandais, conclu qu’il n’existait aucun motif valable pour licencier Haifi. Suite à la controverse, Haifi a quitté le Parti travailliste, où elle militait à titre bénévole.

La commission pour les droits des travailleurs de la fonction publique, présidée par Cohen, qui a des origines juives, avait recommandé une réprimande pour Haifi mais conclu qu’elle était protégée d’un licenciement par les lois relatives à la liberté d’expression.

Le vice-premier ministre Lodewijk Asscher a qualifié le tweet de Haifi « de forme classique d’antisémitisme. »

Dans une lettre envoyée à des amis et à de la famille en Août, Haifi a nié être antisémite.

«J’ai toujours participé à des actions contre l’antisémitisme », écrit-elle. « Je ne m’étais pas rendue compte de la charge du mot sioniste / sionisme. Aux Pays-Bas (et dans le reste de l’Europe), il est équivalent de ‘juif.  » J’ai ciblé la politique d’expansion de l’État d’Israël et non le peuple juif « .

Comment la presse rend compte de l’alliance entre les Etats Unis et al Qaïda en Syrie

avril 3, 2015

Il y a un bon moment que Nidal (un pseudonyme adopté par un blogueur français) ne met plus à jour son blog mais continue à commenter l’actualité sur la plateforme Seenthis.

Ce fin observateur de la situation politique au Proche Orient mais aussi des médias fait ainsi une observation incisive sur la manière dont la presse française (ici le magazine Le Point) rend compte des récents revers subis par l’armée gouvernementale syrienne à Idleb, près de la frontière avec la Turquie, et au sud, à la frontière avec la Jordanie.

Les miliciens d'al Qaïda en Syriedéfilent  avec leurs véhicules neufs

Les miliciens d’al Qaïda en Syrie défilent avec leurs véhicules neufs

L’exercice journalistique sur lequel Nidal attire notre attention consiste à citer les protagonistes, c’est-à-dire les Etats Unis et al Qaïda, mais aussi loin que possibles l’un de l’autre dans l’article.

Nidal (@nidal) Retour des «rebelles» de l’AFP, avec un gros effort rédactionnel pour noyer le poisson. En supprimant le superflu, l’essentiel ressort pourtant clairement: la Turquie et la Jordanie arment massivement Al Qaeda en Syrie, avec l’argent de l’Arabie séoudite et le soutien des États-Unis.

_En Syrie, les rebelles infligent revers après revers au régime_
http://www.lepoint.fr/monde/en-syrie-les-rebelles-infligent-revers-apres-revers-au-regime-02-04-2015-1918354_24.php

❝Dans le nord-ouest de la Syrie, la prise d’Idleb le 28 mars par la branche syrienne d’Al-Qaïda et des rebelles a été une cuisante défaite pour Damas […] La ville est tombée en quelques jours « grâce au grand nombre d’insurgés et surtout aux quantités d’armes parvenues via la Turquie »

[…]

« L’Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie et la Turquie ont pris la décision (…) d’arrêter la progression de l’Iran en Syrie comme au Yémen. » En Syrie, […] « ces puissances régionales veulent reprendre l’initiative », dit-il. Et, selon lui, la Turquie et la Jordanie ont laissé passer beaucoup d’armes dernièrement pour renforcer les rebelles, sous-équipés pour lutter contre une armée dotée de moyens bien supérieurs comme les avions.

[…]

L’aide de ces pays, appuyés par les États-Unis, est désormais « plus efficace et plus substantielle »❞

Le principe dans ce genre d’article, c’est de positionner le mot «États-Unis» aussi loin que possible de «Al-Qaïda».

http://seenthis.net/messages/357695

La Grande Bretagne a fourni au gouvernement ukrainien les moyens de terrasser la Russie

mars 26, 2015

Le conflit en Ukraine a donné une nouvelle occasion à la Grande Bretagne de montrer son ardeur belliqueuse, plaidant pour une posture agressive de l’OTAN vis-à-vis de la Russie et encourageant le gouvernement fantoche ukrainien à combattre ce qui est présenté comme une intervention militaire russe.

Le Royaume Uni a joint le geste à la parole en fournissant des équipements militaires à une armée ukrainienne qui se trouve le plus souvent mise en difficulté par les combattants du Donsbass.

Parmi ces équipements, on compte 75 véhicules blindés de transport de troupes de type Saxon. Le Saxon, qui équipe l’infanterie britannique depuis 1983, est un véhicule à quatre roues motrices qui pèse une dizaine de tonnes à vide et peut atteindre une vitesse de 96 km/h.

Véhicule de l'avant blindé Saxon

Véhicule de l’avant blindé Saxon

Ces machines ont certainement leurs qualités, du moins quand elles sont en bon état de marche. Ce qui n’est apparemment pas le cas des machines livrées par Londres à l’Ukraine qui seraient des véhicules à bout de souffle, usés par le temps passé en Afghanistan, comme tend à le montrer cette vidéo où on voit un Saxon bien à la peine pour gravir une petite butte de rien du tout.

La vidéo fait le buzz dans la presse populaire anglo-saxonne.


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