Mounadil site conspirationniste?

janvier 23, 2016

Une page web recense les sites conspirationnistes réputés les plus influents selon certains critères dont le « pagerank Alexa ».

J’ai eu la surprise de découvrir que Mounadil y figure en 810ème position sur 1203 sites recensés.

Et il y a du beau linge dans cette liste, jugez-en: Russia Today, Islamic Republic of Iran Broadcasting, Global Research, CounterPunch, Oumma.com, Panamza etc.

Bon, il y a des trucs moins bien comme Français de Souche ou Breiz Atao, mais c’est tant pis pour eux!

Ci-dessous le début de la liste et la partie dans laquelle Mounadil est mentionné:

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C’est là un motif de satisfaction pour moi au moment où, du fait de mes activités professionnelles, le temps me manque pour procéder à de fréquentes mises à jour du blog.

Une candidate aux élections sénatoriales en Espagne bloquée pendant quatre mois dans la bande de Gaza

décembre 18, 2015

Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) est à peu près l’équivalent espagnol du Front de Gauche français qui est cependant de constitution plus récente. Formation politique à géométrie variable, IU est structurée essentiellement autour du Parti Communiste Espagnol (PCE) qui y joue un rôle prédominant.

Aux dernières élections générales tenues en 211 , IU avait rassemblé 6,9 ¨des voix et 11 députés. Aux élections européennes de 2014 , IU a obtenu 9,9 % des voix. C’est donc une force politique non négligeable même si elle ne peut prétendre jouer les premiers rôles.

Il se trouve que Jaldia Abubakra, une membre d’IU, candidate qui plus est aux prochaines élections sénatoriales en Espagne, a été retenue contre son gré quatre mois dans la bande de Gaza, Cette militante d’origine palestinienne vient tout juste d’être autorisée par les terroristes sionistes à quitter ce territoire palestinien sous blocus et elle a pu regagner Madrid aujourd’hui.

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Jaldia Abubakra

On notera que le gouvernement égyptien, pourtant sollicité par l’Espagne, n’a pas daigné ouvrir sa frontière pour laisser sortir la militante hispano-palestinienne.

On notera aussi le silence de la classe politique européenne sur cette situation qui aurait provoqué l’indignation générale si elle avait été le fait de n’importe quel autre pays.

La candidate de Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) peut sortir de Gaza où elle était bloquée depuis août

Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israéliennes arrive vendredi en Espagne

Agences Madrid, El Pais (Espagne) 17 décembre 2015 traduit de l’espagnol par Djzaïri

La candidate de IU à l’élection sénatoriale Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israélienne, est en chemin pour Jérusalem, et elle prévoit d’arriver en Espagne vendredi, a annoncé l’agence Efe. Après quatre mois passés dans la bande de Gaza, Abubakra en est sortie jeudi accompagnée d’agents de la Guardia Civil. L’ambassade d’Espagne en Israël lui cherche un avion pour qu’elle puisse arriver vendredi à Madrid.

La candidate était entrée le 18 août dernier dans le territoire palestinien pour rendre visite à sa sœur qui venait de perdre son mari et, depuis lors, elle essayait de quitter la bande de Gaza. Abubakra est née à Gaza mais vit en Espagne depuis trente ans et travaille à la mairie de Madrid où ses collègues de travail lui ont obtenu une exemption d’obligation de présence en raison des circonstances particulières.

Le 11 décembre dernier, les eurodéputés de IU, Marina Albiol y Javier Couso, ont demandé à la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ainsi qu’au Service Européen d’Action Extérieure (SEAE) de faire pression sur Israël pour qu’il laisse sortir de Gaza la candidate qui vient en seconde position sur la liste de IU – Unidad Popular por Madrid pour l’élection sénatoriale.

En troisième position sur la liste d’IU pour l’élection au Congrès, Enrique Santiago avait de son côté transmis au ministère des affaires étrangères à Madrid une autre lettre signée également par Albiol et Couso dans laquelle ils exigeaient du ministre José Manuel Garcia – Margallo qu’il intervienne auprès des autorités israéliennes et égyptiennes pour débloquer la situation.

Tuerie de San Bernardino: un témoin confirme la présence de trois hommes armés.Une arme de la police parmi les armes du crime!

décembre 9, 2015

Je vous ai entretenu dans mon précédent post de la tuerie perpétrée à San Bernardino en Californie, une action imputée à un coupe de Musulmans qui se seraient radicalisés avant de s’en prendre à l’institution d’aide aux personnes handicapées où l’un des deux époux travaillait.

Dans le post consacré à cette affaire, j’avais inséré la vidéo dans laquelle l’avocat de la famille des présumés assaillants, interrogé par une chaîne de télévision, expliquait que rien ne collait dans cette affaire et tout particulièrement le fait que Tashfeen Malik et son mari Syed Farook gisaient morts dans leur véhicule, visages contre le plancher et menottés.

Exécutés de sang froid donc.

Mais il y a plus. J’indiquais aussi que les premières informations faisaient état de la présence de trois hommes blancs en tenue militaire qui seraient les auteurs des coups de feu qui ont provoqué plus d’une dizaine de morts.

Cette présence est attestée par un témoin oculaire, Mme Sally Abdelmageed, cadre de l’institution visée par l’attaque. Selon son profil LinkedIn Mme Abdelmageed a aussi une activité d’enseignement à l’université de Californie. Les éléments ci-après viennent du site Global Research.

Dans son témoignage, recueilli par téléphone par la chaîne de télévision CBS, elle confirme la présence de trois hommes en tenue de type militaire :

« Comme nous regardions par la fenêtre, une deuxième salve de tirs s’est déclenchée […] et nous avons vu un homme tomber à terre. Puis nous avons regardé et nous avons vu trois hommes vêtus en entier de noir, en tenue militaire avec des gilets et qui tenaient des fusils d’assaut. »

« Dès qu’ils ont ouvert la porte du bâtiment 3 […] l’un d’entre eux […] a commencé à tirer dans la salle. »

Elle explique que si

« elle ne pouvait pas voir le visage, il portait un couvre-chef noir […] un pantalon cargo noir, le genre avec de grosses poches sur le côté […] une chemise à manches longues […] des gants […] un grand fusil d’assaut […] six chargeurs […]. J’ai vu que les trois étaient habillés exactement pareil. »

Le journaliste a ensuite demandé à nouveau, pour confirmation, « Vous êtes certaine d’avoir vu trois hommes? »

« Oui, » a réaffirmé Abdelmageed.

« Ils avaient l’air d’être blancs de peau. Ils avaient l’air d’être de constitution athlétique et de grande taille. »

Le journaliste de CBS a alors démoli son témoignage en rappelant que le FBI venait juste de leur dire qu’un des assaillants était une femme et qu’il n’y avait pas de troisième tireur.

Quand le témoignage d’une personne qui était aux premières loges, et qui aurait pu figurer parmi les victimes, est mis en balance avec celui de la police, le journaliste tend à pencher pour la version policière et à inciter l’opinion publique à l’imiter.

Mais il y a encore autre chose.

Selon CBS, reprise par le site Infowars,

On a pu retracer l’origine des quatre armes à feu utilisées par les suspects dans l’attaque meurtrière de San Bernardino et ellesont toutes été achetées légalement, a confirmé jeudi le Bureau des Alcools, des Tabacs et des Armes à feu et Explosifs (ATF).

Paula Reid de CBS Newsa rapporté que deux de ces armes avaient été achetées par quelqu’un déjà connu des enquêteurs.

…..

Meredith Davis de l’ATF a déclaré que les quatre armes à feu ont été achetées il y a quatre ans. Davis a observé que l’Etat de Californie exige des formalités administratives quand des armes passent d’un propriétaire particulier à un autre mais beaucoup d’autres Etats ne l’exigent pas. »

Nous sommes donc là devant des armes acquises légalement dans un circuit commercial des plus classiques aux Etats Unis.

Mais en est-on si certain ?

En tout cas, Carly Fiorina n’en est pas certaine du tout. Carly Fiorina, qui est candidate à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine observe en effet ce qui suit lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision MSNBC :

« Si vous écoutez ce qu’a dit votre journaliste tout à l’heure, ce qu’il a dit est que l’ATF pense que quelqu’un a acheté ce fusil pour le compte du Département de la Police et que, en quelque sorte, cette arme a fini entre les mains de ce type, alors ça ne sonne pas du tout comme si cet homme avait acheté une arme à feu, » a-t-elle dit (à 5’10 sur la vidéo)

Comme l’observe Infowars, on n’a pas assez de détails au sujet de cette arme censée appartenir à l’inventaire de la police qu’évoque Mme Fiorina. Cette arme ne figure d’ailleurs plus dans les récits que font circuler les autorités et la presse sur la tuerie de San Bernardino.

Il en va de cette arme comme du fameux « troisième homme » signalé par Sally Abdulmageed.

Infowars conclut :

« Un autre fait intéressant est la promptitude avec laquelle Joe Scaborough et Mika Brzezinski [les journalistes de MSNBC] ont changé de sujet après que Mme Fiorina a mentionné une connexion avec la police. »

Syed Farook et Tashfeen Malik, le couple accusé du massacre de San Bernardino semble avoir été froidement exécuté

décembre 5, 2015

Vous avez entendu comme moi parler de la tuerie perpétrée le 2 décembre dernier à San Bernardino en Californie :

Mercredi, au moins 14 personnes ont été tuées en Californie, à San Bernardino, lorsqu’un couple de tireurs a ouvert le feu lors d’une fête professionnelle de fin d’année par des employés [d’un centre social qui dépend] du comté. Les deux assaillants étaient mariés, selon les premiers éléments de l’enquête qui tente d’expliquer pourquoi ils ont mené cette tuerie.

…..

une dispute aurait éclaté: un convive aurait quitté les lieux avant de revenir avec sa femme, vers 11h, en tenue paramilitaire, chacun lourdement armé d’un fusil d’assaut et d’une arme de poing, raconte le New York Times

J’ignore si on peut dire d’une personne équipée d’une arme de poing et d’un fusil d’assaut qu’elle est lourdement armée puisque ce sont là des armes légères en comparaison de ce qu’on appelle armes lourdes (bazookas, mitrailleuses lourdes etc.). Mais ne chipotons pas…

Le couple accusé d’être l’auteur du massacre est celui que formaient (ils ont été tués par la police) Syed Farook et Tashfeen Malik, mariés depuis assez peu de temps et parents d’une fillette de six mois.

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Syed Farook et Tashfeen Malik

La femme, Tashfeen Malik se serait radicalisée et aurait prêté allégeance à Daesh sur Facebook.

Non, non je rigole pas : sur Facebook, c’est ce que disent les journaux.

Quant au mari, il aurait été en contact avec des personnes liées à al Qaïda mais ces contacts remontaient à plusieurs années.

On aurait par ailleurs trouvé au domicile des suspects quantité de munitions et d’explosifs :

Douze engins explosifs artisanaux ont été retrouvés au domicile du couple, ainsi qu’environ 5 000 cartouches de fusil d’assaut. Trois autres engins explosifs artisanaux reliés entre eux et actionnables à distance ont aussi été retrouvés dans le bâtiment visé par les tueurs. Mais ces engins n’ont finalement pas explosé.

Des personnes de confession musulmane, une prestation d’allégeance à Daesh (sur Facebook d’accord mais on s’en contentera), des engins explosifs et un passage à l’acte d’une grande violence, nous avons là tous les ingrédients pour pouvoir qualifier le crime de terroriste.

D’autant que, peut-on lire dans la presse, Daesh a félicité les « soldats du Califat » pour leur prouesse.

Si vous doutez du sérieux de la presse, sachez quand même que Daesh n’a toutefois pas revendiqué explicitement l’attaque qu’il a simplement rapportée dans un de ses bulletins d’information radiophonique.

Apparemment les journalistes de «20 Minutes» écoutent une station de radio anglophone de Daesh. Ce que je m’abstiendrai de faire afin d’éviter la saisie de mon poste de radio et une assignation à résidence.

Nous sommes là devant un procédé qui cherche à donner de la crédibilité  une information manifestement fabriquée en la nuançant par une autre, réelle ou inventée peu importe.

Si on revient à la tuerie de San Bernardino proprement dite, on est obligé de prêter attention à trois faits importants qui amènent au minimum à s’interroger sur cette affaire voire à douter de l’implication du couple supposé terroriste.

Il y a d’abord que selon les premières informations la police recherchait trois hommes blancs en tenue militaire

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Un autre fait troublant est l’intrusion de nombreux journalistes au domicile des suspects. Ainsi, le domicile des auteurs présumés d’une tuerie éventuellement de nature terroristes aurait été laissé sans aucune surveillance policière, ce qui aurait permis à son propriétaire de briser les scellés et d’autoriser, moyennant une modeste rétribution la presse à mener sa propre perquisition au domicile de ses locataires.

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Des charognards (journalistes) fouillent la chambre du bébé de Tashfeen Malik et Syed Farook

Du jamais vu ! Et ce n’est pas seulement une question de respect des personnes (coupables ou non) mais aussi une question de respect du travail de la police et de la justice. En effet, si la police avait effectué une première perquisition, on la voit mal maintenant en effectuer une deuxième qui aurait une quelconque valeur en termes de procédure.

Il y a enfin les déclarations de Davis S. Chelsey l’avocat engagé par la famille des présumés tueurs. Ce dernier affirme que le couple n’avait absolument pas les compétences pour manipuler les armes (fusils d’assaut et bombes) voire même pas la capacité physique en ce qui concerne la femme.

Et surtout, il précise que le couple a été retrouvé mort dans son véhicule (un SUV), faces contre le plancher et mains menottées.

Une exécution donc.

A Gaza, danser c’est aussi résister

novembre 30, 2015

Comme dans le ballet, cet article intéressant ne nous épargne pas quelques figures imposées, comme celle qui nous ferait presque croire que ce que vit la bande de Gaza, blocus et bombardements, est la faute du Hamas dont l’arrivée au pouvoir aurait en quelque sorte mis fin à une situation… Au fait quelle situation ?

Une image de pirouettes et de rose dans l’unique école de ballet de Gaza

Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l’école est un havre de calme et d’ordre.

par Nidal al-Mughrabi, Reuters Christian Science Monitor (USA) 30 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Gaza ville – Le groupe de fillettes aux cheveux nattés et vêtues de rose étiraient leurs bras sur les côtés et pivotaient sur la pointe des pieds, essayant désespérément de tenir l’équilibre. L’oeil perçant de leur professeur surveillait la dernière cuvée d’aspirantes ballerines de Gaza.

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Quinze filles âgées de cinq à huit ans sont actuellement inscrites à l’école de ballet du Al-Qattan Center for Children de Gaza, ce qui en fait un des cours les plus populaires parmi ceux que propose le centre, sous le regard attentif d’une enseignante ukrainienne.

Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent au cours des cinq dernières années, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l’école est un havre de calme et d’ordre, un lieu dont bon nombre de parents sont impatients que leurs enfants puissent profiter.

« Le projet de ballet était un rêve pour beaucoup de familles, » explique Heyam Al-Hayek, le directeur des activités culturelles au centre Qattan. « Ils demandaient des cours de ballet mais nous ne trouvions pas de formateurs. C’était difficile de faire venir un instructeur de l’étranger. »

Le rêve a commencé à prendre forme quand ils ont rencontré Tamara, une Ukrainienne mariée à un Palestinien et qui réside à Gaza, qui avait étudié la danse et avait la qualification pour l’enseigner. Elle a demandé à ce pas donner son nom de famille.

Un programme pilote a commencé pendant l’été dans l’attente de savoir combien de parents adhéreraient au projet étant donné que Gaza est une société conservatrice où le ballet n’est pas une passe-temps commun. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, 50 enfants, uniquement des filles, étaient inscrites. Il y a maintenant une liste d’attente qui va dans les centaines.

Dans le hall carrelé, 14 élèves étaient alignées à l’unisson le long du mur, une main serrant une longue barre métallique. Quand Tamara leur montrait les pas, elles l’imitaient avec précision, faisant angle avec leurs pieds et fléchissant leurs genoux, un bras en extension, mentons relevés.

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Certains de ces enfants ont connu quatre guerres dans leurs courtes vies, avec la bande de Gaza sous tension depuis que l’organisation islamiste Hamas a pris le plein contrôle de l’enclave en 2007. Depuis lors, l’Egypte et Israël ont maintenu un blocus sur le territoire, contrôlant de près les entrées et sorties de biens et de personnes.

Pour les parents, la chance pour un enfant de participer à quelque chose de si éloigné de la vie quotidienne à Gaza est une richesse à la fois éducative et psychologique. La mère de Maria, six ans, dit que le ballet a aidé sa fille à surmonter des années de traumatisme.

« Elle souffrait depuis la guerre de 2012, et son était avait empiré avec la guerre de l’an dernier, » explique Manal Abu Muamar en décrivant les cauchemars de Maria et sa peur au moment d’aller dormir.

« Après le premier cours de baller, elle était rentrée à la maison gaie comme un pinson. Elle avait fait les mouvements qu’elle avait appris, et elle tournait dans la maison comme un papillon. »

Près de la moitié du 1,8 million d’habitants de gaza a moins de 18 ans, et l’UNICEF, estime que 400 000 d’entre eux ont besoin d’une forme de soutien psychologique.

Mais outre l’aspect loisir pour s’évader et désir d’essayer ce qu’lles ont peut être vu seulement à la télévision, certaines élèves sont décrites par leur professeur comme des « filles costauds » et« excellentes » qui ont la volonté d’aller plus loin dans la danse.

« J’imitais les danses de ballet que je voyais à la télévision ou sur YouTube, » dit Bana Zuarub, huit ans.

« Maintenant j’apprends pour de bon, et j’adore ça. »

Racisme et antisémitisme? Vraiment?

novembre 29, 2015

Nous constatons une montée en puissance des partis d’extrême droite dans plusieurs pays européens : en France, en Grèce, en Autriche et en Pologne notamment.

Cette montée de l’extrême droite ne se fait pas de manière uniforme, ni dans son ampleur, ni dans son contenu car ces aspects dépendent des contextes qui sont différents et de l’histoire locale.

Ainsi, en France, l’extrême droite a dû produire un certain nombre de garanties quant à son renoncement à l’antisémitisme , déni de l’existence des chambres à gaz et à afficher ouvertement la nostalgie du pétainisme . Le caractère impératif ce cette contrainte s’explique à la fois par le contexte local et le poids particulier de la communauté juive sur la vie politique française mais aussi par le fait que le régime républicain s’est reconstruit au sortir de la guerre en opposition au régime de Vichy qui l’avait rejeté. Ce n’est pas pour rein que’aujourd’hui tous les drigents politiques font référence à de Gaulle, ce qui n’avait pas toujours été le cas, notamment de la part de personnalités qui avaient fait œuvre de résistance à l’occupation allemande.

En Pologne, les choses sont différentes car si ce pays a connu une occupation allemande féroce, la résistance nationale non communiste s’en prenait certes aux soldats allemands, mais elle attaquait aussi les Juifs. Un historien a ainsi pu affirmer que les Polonais avaient tué plus de Juifs que d’Allemands pendant la guerre.

L’antisémitisme reste donc vivace en Pologne ainsi qu’en témoigne la nomination dans le gouvernement de droite d’un ministre qui a affirmé publiquement que les Protocoles des Sages de Sion étaient probablement un document authentique.

En témoigne aussi cette manifestation anti-réfugiés dans une grande ville polonaise où des manifestants ont brûlé des mannequins représentant des Juifs orthodoxes.

Des Polonais anti-réfugiés brûlent des effigies de Juifs orthodoxes pedant una manifestation à Wroclaw.

par la rédaction, The Algemeiner (USA) 18 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des dizaines de manifestants dans la ville de Wroclaw, ouest de la Pologne, ont brûlé des effigies accoutrées comme des Juifs avec des papillotes aux cheveux et des chapeaux noirs, a rapporté le journal polonais Gazeta Wyborcza mercredi. (à 3’30 » sur la vidéo)

La manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une protestation plus large contre l’admission en Pologne de réfugiés de la guerre civile en Syrie. Les manifestants affirmaient que les réfugiés étaient en réalité des migrants économiques et des terroristes, selon l’article.

La manifestation s’est déroulée sur une scène mobile devant la mairie de Wroclaw. La Police a contenu la manifestation mais ne l’a pas empêchée, en l’absence de plaintes officielles.

Beaucoup en Europe s’inquiètent de l’arrivée des réfugiés qui fuient la violence en Syrie qui a coûté la vie ) des milliers de personnes ces cinq dernières années et au causé d’immenses dévastations.

Plus tôt dans la semaine, The Algemeiner avait parlé d’une autre manifestation anti-réfugiés qui s’est tenue dans la plus grande avenue de Poznan.

La Pologne a officiellement décidé d’accepter 5 000 réfugiés.

Sukhoi 24 russe abattu par l’aviation turque: une analyse juridique réfute les arguments de la Turquie

novembre 26, 2015

L’armée de l’air turque était-elle fondée à abattre un bombardier russe de type SU-24 en mission au dessus de la Syrie ?

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Bombardier biplace Su-24 Fencer

Les autorités turques soutiennent que oui car, selon elles, l’avion russe avait violé l’espace aérien turc et que les avions de chasse turcs avaient procédé à une dizaine de sommations avant d’ouvrir le feu.

Le gouvernement russe conteste pour sa part que le SU-24 ait pénétré dans l’espace aérien turc tandis qu’un des deux membres de l’équipage russe qui a survécu à la destruction de son appareil, l’autre ayant été tué par les « rebelles syriens » pendant sa descente en parachute, nie la réalité des sommations.

Il est vrai qu’on peut s’interroger sur la possibilité d’une dizaine de sommations pour une incursion qui aurait duré au maximum (si elle a eu lieu!) 17 secondes.

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Versions russe et turque de la trajectoire du SU-24 détruit par l’armée turque

Pourtant, même si l’avion russe était entré dans l’espace aérien turc, ce fait n’aurait pas en lui-même suffi à justifier le recours à l’usage de la force et la destruction de l’appareil.

C’est en tout cas ce qui ressort d’une analyse juridique effectuée par quelqu’un qui semble être versé dans ce domaine puisqu’il est à la fois ancien officier supérieur de l’aviation militaire américaine et spécialiste reconnu du droit de la guerre.

Les Russes ont sans doute un dossier solide sur la destruction de leur avion par la force aérienne turque

par Charles J. Dunlap Jr., The Hill (USA) 25 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

La destruction en vol d’un bombardier russe Su-24 par des F-16 turcs soulève un certain nombre de questions essentielles en matière de droit international que les États Unis doivent examiner avec soin. C’est tout particulièrement important dès lors que le résultat de l’action 6turque6 a é6té apparemment la mise à mort illégale d’un des aviateurs russes par les rebelles syriens ainsi que la possibilité de la mort de la même manière d’un marine russe qui essayait de porter secours à l’équipage de l’avion abattu.

Si le président Obama a certainement raison de dire que « la Turquie comme tout pays a le droit de défendre son territoire et son espace aérien, » la manière exacte de le faire est plus compliquée que ce que laisse entendre le président. En fait, les Russes ont de solides arguments juridiques pour soutenir qu’un tel droit prévu par le droit international a été invoqué à tort dans ce cas précis.

Quand peut-on agir en légitime défense ?

L’article 51 de la charte de l’ONU permet l’usage de la force en cas « d’agression armée. » Cependant, dans une affaire traitée en 1986, le Cour Internationale de Justice avait conclu qu’un « simple incident frontalier » pouvait constituer une violation de la charte de l’ONU mais n’induisait pas nécessairement le droit à user de la force si l’attaque n’a pas une ampleur et des effets significatifs. La plupart des nations admettent aussi que des États menacés d’une attaque imminente peuvent réagir en légitime défense du moment qu’ils ne disposent en la circonstance « d’aucun moyen de stopper l’agression autre que le recours à la force armée, » ainsi que l’avait observé Leo Van den Hole dans l’American University International Law Review (revue universitaire de droit international).

Le problème ici est que les Turcs n’affirment pas qu’une agression militaire était en cours ni, d’ailleurs, qu’une telle attaque était même envisagée par les Russes. Au contraire, dans une lettre à l’ONU, les Turcs ont seulement affirmé que les Russes avaient « violé leur espace aérien national sur une profondeur de 1,7 à 2 kilomètres pendant 17 secondes. » Ils disent aussi que les Russes ont été avertis « dix fois » (ce que les Russes contestent) et que les chasseurs turcs ont tiré sur l’avion russe en conformité avec les « règles d’engagement » turques. Bien entendu, les règles nationales d’engagement n’ont pas prééminence sur les exigences du droit international. En outre, le droit international exige que toute force mobilisée pour se défendre soit proportionnelle à la menace à traiter.

La question de droit qui se pose est donc celle-ci : Est-ce qu’une simple incursion frontalière de 17 secondes a une importance et une ampleur de nature à justifier l’usage « proportionné » d’une force meurtrière comme unique recours – en particulier dans une situation où rien n’indique que les Russes allaient attaquer quoi que ce soit sur le sol turc ?

Pour l’instant, les États Unis restent silencieux sur ce qu’ils savent éventuellement de la localisation précise des avions (dont les Russes affirment qu’ils ne sont jamais entrés dans l’espace aérien turc). Qui plus est, même su les Russes avaient pénétré l’espace aérien turc, ce fait en lui-même ne permettrait pas nécessairement l’usage de la force en l’absence de signes d’intentions hostiles (dont les Turcs ne parlent pas). De plus, il n’est pas impossible que l’avion russe puisse être entré dans l’espace aérien turc – ou pas – du fait d’une erreur de navigation non intentionnelle causée par le système de navigation satellitaire qu’emploient les Russes. Des erreurs de navigation ne sont pas des raisons valables pour déclencher le recours à une force meurtrière.

En bref, in apparaît à ce stade que le dossier présenté par la Turquie pour justifier le recours à la force meurtrière est, au mieux, fragile. Néanmoins, le secrétaire général de l’OTAN Jens Soltenberg a déclaré que l’OTAN est « solidaire avec la Turquie. » Cependant, il aurait été plus prudent de différer son jugement en attendant que les faits soient définitivement établis et qu’une analyse juridique exhaustive soit effectuée. Pourquoi ? L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique qui régit le droit à la légitime défense paraphrase presque mot pour mot l’article 51 de la charte de l’ONU ; donc, si les faits montrent qu’il y a illégalité au regard du droit international, cela minerait le bien fondé de la prise de position de l’OTAN « en solidarité » avec n’importe quel pays.

L’agression contre l’aviateur et le marine russes

Un autre problème important de droit international a été soulevé après que l’avion russe a été touché par les missiles turcs. Les deux aviateurs se sont éjectés mais ont été attaqués pendant leur descente en parachute de leur avion en perdition – par des éléments de l’Armée Syrienne Libre d’après les informations. Un marine russe qui participait à une opération de secours a été tué.

Il est parfaitement établi que le droit de la guerre interdit d’attaquer quiconque s’échappe en parachute d’un avion en détresse, et que le faire est un crime de guerre. Il n’y a pas de réel débat entre experts sur la lecture de ce point de droit.

En ce qui concerne le soldat russe tué en opération de secours, les choses sont plus complexes au niveau juridique. En général, une action de secours est une opération militaire qui peut être légalement attaquée. Si cependant, l’aéronef de se secours arborait une croix rouge ou un emblème du même genre reconnu internationalement, et si l’objectif consistait seulement à apporter des soins médicaux, l’attaque serait probablement considérée comme injustifiée. En outre, compte tenu du fait que tirer sur un aviateur qui fuit [son avion] en parachute est en soi un crime de guerre, le fait de porter secours à des pilotes soumis à une action à l’évidence illégale peut fort bien transformer l’incident en un de ceux où le droit international verrait dans la mort du marine russe un crime illégal.

Ce que cela signifie pour les États Unis

La Turquie n’est pas seulement un allié très important pour les États Unis et au sein de l’OTAN, mais aussi un partenaire essentiel de la coalition internationale qui s’oppose à l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh). Ceci dit, le respect de la règle de droit est particulièrement important dans des situations extrêmement instables comme en Syrie aujourd’hui. Ce n’est ni le moment ni le lieu d’interprétations approximatives qui peuvent aboutir à des conséquences non souhaitées. Les États Unis doivent aussi garder à l’esprit qu’il existe d’autres situations de frontière aériennes explosives dans le monde – comme les survols dans le sud de la mer de Chine – où les intérêts des États Unis tirent avantage du fait que les règles de retenue dans l’usage de la force sont méticuleusement respectées.

Si la Turquie est en tort dans cette affaire, les États Unis devraient le dire, indépendamment des autres points de désaccord que nous pouvons avoir avec les Russes. Un ami devrait toujours dire à un ami quand il a commis une erreur. C’est aussi simple que ça.

Dunlap est un général de l’armée de l’air en retraite qui dirige actuellement le Center on Law, Ethics and National Security à la faculté de droit de l’université Duke.

The Sun, petites pépées et islamophobie

novembre 25, 2015

Le Sun est un journal anglais dont il n’existe pas d’équivalent en France. Ses titres racoleurs secondés utilement par la photo d’une femme aux formes et au sourire prometteurs sont au service d’un agenda politique néoconservateur qui est celui de son propriétaire, le magnat de la presse Rupert Murdoch.

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Rupert Murdoch et sa nouvelle compagne, Jerry hall (ex Mme Jagger)

Outre le Sun, le groupe News Corp de Rupert Murdoch est propriétaire du Times, le légendaire journal londonien, du New York Post, un tabloïd à grande diffusion, du Wall Street Journal, des chaînes de télévision et des studios de cinéma Fox etc.

Et ce n’est là qu’un modeste aperçu de cet empire qui s’étend sur tous les continents.

Le Guardian démonte ici les ressorts d’un titre racoleur du Sun destiné à induire le lecteur pressé en erreur et à exciter l’islamophobie.

Les affirmations du Sun sur la sympathie des Musulmans pour les djihadistes ont-elles un fondement ?

Un coup d’œil sur les données de l’enquête derrière le gros titre du tabloïd remet en question la façon dont le journal a interprété les chiffres

par Pamela Duncan, The Guardian (UK) 23 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Sun a mis en une ce titre racoleur : « Un Musulman britannique sur cinq a de la sympathie pour les djihadistes, » mais cette affirmation est-elle fondée ?

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Un coup d’œil aux données qui sont derrière le gros titre de lundi remet en question la manière dont le journal a interprété les chiffres.

Le gros titre et l’article en pages intérieures sont basés sur une enquête téléphonique conduite par Sturvation la semaine dernière. On ne sait pas vraiment comment l’échantillon de Musulmans britanniques a été constitué par Sturvation ni s’il peut être considéré comme représentatif de l’ensemble de la communauté.

La question particulière qui est à l’origine du titre la une demandait aux répondants qu’ils étaient d’accord avec une liste de déclarations.

Seulement 5 % des répondants étaient d’accord avec la déclaration : « J’ai beaucoup de sympathie pour les jeunes Musulmans qui quittent le Royaume Uni pour rejoindre les combattants en Syrie. » 14,5 % des répondants ont dit avoir « une certaine sympathie » pour eux. Ces chiffres additionnés font un total de 19,5 % qui motivent la tournure de l’article du Sun.

Même en acceptant ces données telles quelles, elles occultent le fait que près de 71,5 % des sondés ont dit ne pas avoir de sympathie pour les jeunes Musulmans qui quittent le Royaume Uni pour rejoindre les combattants en Syrie.

La question posée par Sturvation ne mentionne aucunement les djihadistes, l’État Islamique (Daesh) et la raison pour laquelle les combattants vont en Syrie. En outre, la question ne précise pars qui sont les « combattants en Syrie » – des combattants de Daesh ou éventuellement ceux d’autres groupes rebelles.

Étant donné qu’on a eu des exemples d’individus partis en Syrie pour lutter contre Daesh (par exemple avec un reportage de Channel 4 qui suivait trois anciens soldats partis combattre les miliciens de Daesh en Syrie), il est concevable que certains des sondés aient pu avoir en tête ces exemples plutôt que les gens qui s’en vont pour soutenir Daesh.

Le second problème est que le terme « sympathie » prête le flanc à une mauvaise interprétation : tandis qu’une personne peut l’employer pour signifier qu’il est d’accord avec ceux qui partent se battre, une autre personne peut simplement vouloir dire qu’elle comprend à un niveau émotionnel qu’une personne puisse faire ce choix. On peut éprouver de la sympathie pour une prise de position sans pour autant la partager.

De fait, un sondage antérieur effectué par le même institut en mars pour Sky News avait montré que 4,3 % des non Musulmans exprimaient « beaucoup de sympathie pour les jeunes Musulmans qui quittent le Royaume Uni pour rejoindre les combattants en Syrie. » Dans le même temps, 9,4 % exprimaient une « certaine sympathie », ce qui suggère que les attitudes des Musulmans et des non musulmans ne sont pas différentes quand on leur pose ces questions.

D’autres détails sur le sondage mené par Survation peuvent être trouvés ici tandis que l’intégralité des chiffres peut être trouvée ici.

Attentats de Paris: et si on prenait Jawad Bendaoud au pied de la lettre?

novembre 23, 2015

Jawad Bendaoud, l’habitant de Saint-Denis en banlieue parisienne qui a hébergé une partie des terroristes, ou présumés tels, qui sont accusés d’avoir participé aux attentats qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre dernier est devenu la risée des internautes.

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Jawad Bendaoud

La cause en sont les propos tenus par le logeur face à une caméra de télévision en réponse aux questions d’un journaliste qui l’interrogeait parmi d’autres badauds :

« J’ai appris que c’était chez moi, ouais. Et que les individus étaient retranchés chez moi. J’étais pas au courant que c’était des terroristes ». Le jeune homme parle avec nervosité et une certaine morgue. Il poursuit : « On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service, monsieur. On m’a dit d’héberger deux personnes qui venaient de Belgique pendant trois jours. Je sais pas d’où ils viennent, on est au courant de rien, monsieur. Si j’savais, vous croyez que je les aurais hébergés ? »

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Non, je ne vais pas vous faire une recension de toutes les parodies et montages photo ou vidéo qui tournent en dérision les propos de Jawad Bendaoud.

Mais peut-être faut-il le prendre au sérieux et même au pied de la lettre parce que Bendaoud, sans être la lumière de la ville de Saint-Denis n’est pas le premier nigaud venu.

En effet Jawad Bendaoud est bien connu de la police : décrit comme un « chef de rue » (c’est-à-dire un dealer de drogue) Jawad Bendaoud a aussi un passé sanglant puisqu’il avait été condamné à 8 ans de prison pour avoir assassiné un adolescent dans la même rue en 2008. Bendaoud était sans doute lui-même mineur au moment des faits.
Par ailleurs, Jawad Bendaoud n’était ni locataire, ni propriétaire de l’appartement où étaient hébergés les présumés terroristes car le logement est la propriété de « marchands de sommeil » dont notre logeur était en quelque sorte l’agent immobilier chargé de trouver des locataires.

Mais sûrement pas à l’insu de la police.

Car les délinquants comme Jawad Bendaoud, les propriétaires qu’il représente ainsi que les présumés terroristes qui ont tous une trajectoire de délinquance, sont bien connus des forces de l’ordre pour lesquelles ils n’ont guère de secrets.

Le logement dont il dit qu’il est le sien était connu de beaucoup d’habitants du quartier et il l’était nécessairement de la police.

Alors quand vous êtes un terroriste et que vous vous lancez dans une mission dangereuse mais dont vous espérez vous tirer vivant, vous choisissez avec grand soin votre planque et vous évitez celles qui sont aux mains de petits malfrats tenus en laisse par la police.

Parce que si vous êtes capable d’organiser une action criminelle d’envergure, destinée à mettre une ville sans dessus dessous, et si  en plus vous prétendez vous en tirer vivant et/ou libre, alors c’est que vous êtes capable de trouver la bonne planque, celle où aucun flic ou agent des services de renseignements n’aura l’idée d’aller vous chercher.

Et vous ne comptez pas non plus sur une jeune femme, Hasna Ait Boulahcen, cousine qui plus est d’un des suspects, Abdelhamid Abbaoud et qui n’a aucune expérience du crime et de l’action secrète en dehors de cacher à ses parents qu’elle a un petit ami.

L’article du Figaro que j’ai mis en lien expose pourtant la parfaite connaissance des agissements illicites de Bendaoud ainsi que son impunité.
Donc quand Bendaoud affirme « On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service, monsieur. » il faut le prendre au pied de la lettre et se demander qui est derrière le pronom impersonnel « ON ».

Pourquoi Ali ne peut pas stopper Daesh

novembre 18, 2015

Pourquoi les Musulmans britanniques ne peuvent pas arrêter Daesh en une explication toute simple sur Facebook

par Evan Bartlett, The Independent (UK) 17 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

On a remis la pression sur la communauté musulmane pour qu’elle fasse plus pour combattre l’organisation terroriste Daesh qui utilise une variante déformée de l’Islam pour justifier assassinats et barbarie.

Malgré que de nombreux Musulmans de base, des responsables communautaires et des imams ont à plusieurs reprises dénoncé Daesh et son idéologie, des personnes comme Nigel Farage et un journal comme le Sun – ces bastions de la raison – ont soutenu que les Musulmans britanniques devaient faire plus.

Mais c’est peut-être un jeune Musulman britannique sur Facebook qui le mieux expliqué pourquoi ce n’est pas vraiment facile de stopper une bande de fanatiques du Moyen orient depuis son domicile dans l’East Midlands ;

facebook

Traduction : Je ne comprends pas pourquoi les non Musulmans pensent que les Musulmans britanniques peuvent stopper Daesh, mon pote, je n’arrive même pas à avoir un message de réponse de la fille qui me plaît et tu t’attends à ce que je stoppe une organisation terroriste, pfff


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