Archive for the ‘rapport Goldstone’ Category

Comment le lobby sioniste a acheté le vote de Panama à l’ONU

7 février 2010
Un petit article très instructif cependant pour voir comment le lobby sioniste aux USA peut servir la diplomatie de Tel Aviv même dans le cadre de relations de Washington avec des pays tiers. Ici, c’est le gouvernement de la république de Panama qui vend à Tel Aviv sa voix à l’ONU moyennant un soutien des organisations juives américaines à l’approbation par Washington d’un accord de libre échange.
Tout à fait édifiant! Ce post sera suivi, je l’espère, d’un ou deux autres à venir sur le thème du lobby sioniste aux Etats Unis.

Panama soutient Israël en échange d’un appui à l’Accord de Libre Echange avec les Etats Unis
La Nacion (Costa Rica) 3 février 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri
   

Ville de Panama (dpa). La communauté juve des Etats Unis a manifesté sa disposition à soutenir Panama pour la ratification de l’Accord de Libre Echange avec les Etats Unis, dès lors que ce pays appuiera les demandes d’Israël sur la scène internationale.
C’est ce qu’a reconnu aujourd’hui l’ambassadeur de Panama auprès de l’Organisation des Nations Unies, Pablo Thalassinos, qui a présenté son rapport d’activités devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.

Panama, un pays traditionnellement neutre ou conciliateur dans les conflits du Moyen Orient, a voté quatre résolutions en faveur des Israéliens ces derniers mois, témoignant d’un alignement sur le gouvernement de Tel Aviv qui faciliterait la ratification de l’accord, appelé Trade Promotion Agreement par le Congrès des Etats Unis.
Parmi les organisations qui soutiennent aux Etats Unis les aspirations économiques de Panama relativement à l’accord commercial, figurent « l’American Jewish Committee, » et le « World Jewish Congress. » La mission de ces organisations est de convaincre le président des Etats Unis, Barack Obama, et les membres du Congrès d’une approbation urgente.
 

De fait, Thalassinos s’est opposé au rapport Goldstone qui accuse Israël et l’organisation palestinienne Hamas d’avoir commis des crimes de guerre pendant les combats qui ont eu lieu fin 2008 début 2009.
Le rapport a été établi par un juge Sudafricain, Richard Goldstone, qui a enquêté sur les circonstances du conflit armé dans la bande de Gaza et ses alentours. Le texte, soutenu par la Ligue Arabe et le Mouvement des Pays Non Alignés, a été adopté par 114 voix pour, 18 contre et 44 abstentions.
A cet égard, l’ambassadeur a reconnu que la politique panaméenne sur le conflit israélo-palestinien a changé depuis que le président de la république, Ricardo Martinelli, et le premier ministre Juan Carlos Varela lui ont confié cette mission d’ambassadeur. Il soutient que son vote aux Nations Unies reflète le « droit » international. 
Thalassinos prévoit qu’au moyen d’un lobbying efficace par la communauté juive aux Etats Unis, le traité commercial en attente d’approbation à Washington pourrait être ratifié avant la fin du premier semestre de cette année, à la satisfaction de Panama. 

Les nouveaux protocoles des Sages de Sion

6 février 2010
Tikun Olam attire notre attention sur une des dernières brillantes pensées d’Elie Wiesel, cet étrange prix Nobel de la paix.
Wiesel vient en effet de lancer une espèce d’appel pour alerter sur la menace contre l’humanité [c’est-à-dire l’entité sioniste dans le vocabulaire de M. Wiesel] que représente l’Iran qui, dit-on, veut se doter de l’arme atomique. Une quarantaine de lauréats du prix Nobel soutiendraient déja cet appel à la guerre, appelons les choses par leur nom.
M. Wiesel demande que le président Iranien, M. Mahmoud Ahmadinejad soit déféré devant la cour internationale de justice de La Haye « pour incitation au génocide. » pas moins.
Par ailleurs, M. Wiesel ne se gêne pas pour donner un avis circonstancié sur le rapport Goldstone qui porte sur l’opération « plomb durci » menée par les terroristes sionistes contre les palestiniens enfermés dans la bande de Gaza. Cette lumière de la pensée a notamment affirmé que le rapport Goldstone est « un crime contre le peuple Juif
Il en reparlera probablement avec ses amis antisémites.
Dans la connerie, M. Wiesel a peut être une sérieuse concurrent en la personne d’une certaine Anne Bayefsky, membre d’un organisme appelé Hudson Institute, un think-tank sioniste aux Etats Unis (des gens qui réfléchissent à la meilleure manière d’amener les Etats Unis  à faire la guerre dans l’intérêt du gang sioniste).
Pour Mme Bayefsky, le rapport Goldstone n’est pas moins que l’équivalent pour le 21ème siècle des protocoles des Sages de Sion!

Que ferait Jésus à Gaza?

30 décembre 2009
Mon post sur « Jésus le musulman » a déchaîné les passions les plus stupides qu’on puisse imaginer. Or, ce post faisait simplement référence à la place de Jésus dans le Coran, place que tous ceux qui ont quelque notion d’histoire religieuse connaissent.

Le plus drôle, c’est de voir qu’apparemment certaines personnes comprennent le mot musulman comme ayant une signification ethnique ou ésotérique. Or, ce n’est pas le cas et musulman signifie simplement « soumis à Dieu. » Et le Coran ne se veut rien d’autre qu’un rappel au monothéisme absolu, celui qui, toujours d’après le Coran, est la foi prêchée par tous les prophètes qu’ils se nomment Abraham (Ibrahim), Jacob (Ya’coub), Moïse (Moussa), David (Daoud), Salomon (Soulimane) ou encore Jésus (Aïssa). C’est dans cette tradition prophétique que s’inscrit précisément Muhammad, le messager de l’Islam.

Il y aurait beaucoup à dire, que ce soit d’un point de vue religieux ou profane, sur la place de l’islam et de l’Arabie dans cette histoire prophétique mais ceci n’est pas un blog dédié à la théologie, ni à l’histoire religieuse.

Bon, j’en profite pour vous faire connaître un autre article qui nous parle de Jésus, de manière beaucoup plus prosaïque car il s’agit d’un Jésus en quelque sorte impuissant, du fait de son absence ici-bas (à part dans le cœur de ceux qui croient en lui ou en sa mission) et que l’auteur appelle le président Obama à suppléer au nom tout à la fois de ses valeurs chrétiennes affichées et de son statut de dirigeant de la première puissance mondiale.

Publié dans Newsweek, donc un magazine très lu par les élites aux Etats Unis, cet article manifeste sans ambages l’agacement d’une frange sans doute substantielle de ces élites devant les atermoiements puis la quasi soumission du président Obama devant le régime sioniste et, mais ça notre journaliste ne peut pas le dire, devant le lobby sioniste aux Etats Unis.

Ce journaliste observe que le président, après des débuts en fanfare au Caire, semble se détourner de tout ce qui pourrait aller dans le sens d’une solution pacifique au conflit. Et notre journaliste met Obama devant sa propre contradiction; après avoir encouragé la résistance pacifique ou non violente à la place de l’action armée, voilà que la marche pacifique pour Gaza du 31 janvier offre une belle occasion à M. Obama de mettre en accord ses principes et son action. Et que le président ne la saisit pas, en encourageant comme il aurait pu le faire les autorités égyptiennes à faciliter les choses aux organisateurs de cette marche. Ceci dit, M. Obama peut-il ignorer que nombre de militants Palestiniens adeptes de la non violence croupissent dans les geôles sionistes s’ils ne sont pas parfois purement et simplement tués?

Personnellement, je vois dans cet article le pessimisme absolu d’une partie des élites des Etats Unis qui voient la puissance de leur pays s’affaiblir, au point d’être tenue en respect par un petit état voyou flanqué entre mer Méditerranée et mer Rouge; sans parler des guerres ruineuses dé^à en cours en Irak et en Afghanistan et celle peut-être à venir contre l’Iran.

A défaut de bonne année, je souhaite bon courage à nos amis Américains.
Que ferait Jésus à Gaza?
Obama parle d’amour du prochain tout en justifiant des guerres, mais au Moyen Orient, ni l’un ni l’autre ne fonctionnent
par Christopher Dickey, Newsweek (USA) 24 décembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Il peut sembler hors de propos, même en cette veille de Noël, de nous demander ce que Jésus ferait en Terre Sainte aujourd’hui. Le réduit de Gaza, Jérusalem, la Judée et la Samarie sont des lieux où l’amour de Dieu a été supplanté depuis longtemps par la guerre pour la terre et la mauvaise volonté des hommes.Il y a maintenant un an,commençait la tentative sanglante et vaine d’Israël pour écraser le Hamas dans ce qui s’apparente à une prison géante pour un million de personnes. Les faiseurs de paix sont rarement heureux et souvent vilipendés, demandez seulement à l’envoyé spécial George Mitchell. Et la vérité rend rarement qui que ce soit libre comme l’a prouvé le rapport onusien basé sur les faits et rédigé par le juge Sudafricain Richard Goldstone qui a été dénigré à Washington et rejeté par Israël.
Mais étant donné que c’est Barack Obama qui est le président des Etats Unis, la question de Jésus a une pertinence aujourd’hui qu’elle n’aurait pas eu il y a un an. Non, Obama n’est pas le messie, ce n’est pas ce que je dis. Mais Obama a réellement employé le mot amour d’une manière que Jésus aurait comprise. Donc si la question de ce que jésus pourrait faire dans la Terre sainte d’aujourd’hui est toute théorique, la question de ce qu’Obama fera ne l’est pas. Et certaines de ses idées les plus chères sur la paix, l’amour et la compréhension mutuelle pourraient être mises à l’épreuve le 31 décembre, date à laquelle des militants espèrent mettre en branle une énorme marche de la liberté pour Gaza.
C’est précisément le genre de protestation qu’Obama appelait lui-même de ses vœux dans son adresse au monde musulman en juin dernier au Caire quand il avait dit que les Palestiniens devaient abandonner la violence et prendre exemple sur le mouvement des droits civiques aux Etats Unis, et sur d’autres luttes similaires par les peuples de l’Afrique du Sud à l’Asie du sud, de l’Europe orientale à l’Indonésie.
Un choix clair devrait s’opérer entre les politiques de terreur, d’occupation, le combat destructeur et le cynisme politique auxquels nous assistons depuis si longtemps de la part des dirigeants Palestiniens comme Israéliens, ou des politiques de désobéissance civile et de bon sens que souhaite Obama. Mais ne vous attendez-pas à entendre beaucoup parler de cette marche quand elle aura lieu, si même elle a lieu. L’Egypte et Israël pourraient rendre impossible la jonction entre les militants pour la paix et les marcheurs de Gaza. Il y a souvent des manifestations dans les territoires palestiniens, mais habituellement seul le sang attire l’attention des média et encore pas toujours.
La seule chance qu’une grande marche non violente ait un impact est qu’Obama lui-même en tienne compte. Mais depuis le Caire, il a été tenu en respect par les tenants de la ligne dure en Israël. Ainsi en juin, Obama a déclaré catégoriquement que les Etats Unis ne reconnaissaient pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne, ce qui semblait un acte de fermeté.Mais il a tôt fait de découvrir que le premier ministre Israélien Bibi Netanyahou ne se souciait pas vraiment de ce qu’Obama acceptait. Au terme d’un long bras de fer, Washington a finalement amadoué Netanyahou qui a annoncé un gel partiel temporaire de quelques quartiers d’habitations et maisons en Cisjordanie, mais la poursuite des projets publics et des constructions déjà engagés.
Oslo était une chance pour Obama de mettre les choses au point: soit il croit au pouvoir de la protestation non violente pour influer sur un avenir de paix au Moyen orient, soit il n’y croit pas.Mais alors qu’il lançait son appel aux Européens pour qu’ils dépêchent plus de troupes de l’OTAN pour la « guerre juste » en Afghanistan, il s’est complètement éloigné de son vieux thème sur le Moyen Orient. La conviction que la paix est désirable est rarement suffisante pour l’obtenir, a déclaré Obama. Un mouvement non violent n’aurait pas pu arrêter les armées d’Hitler. Des négociations ne peuvent pas convaincre les dirigeants d’al Qaïda de déposer les armes. Dire que le force peut être parfois nécessaire n’est pas un appel au cynisme – c’est une reconnaissance de l’histoire, des imperfections de l’homme et des limites de la raison.
C’est assez juste. Mais peu de conflits sont aussi évidents que la lutte contre les SS ou contre Oussama ben Laden.
Je me suis demandé quand Obama, cet admirateur de Gandhi et de Martin Luther King rendrait un hommage autre que verbal à leur grandeur en allant au fond de la question centrale pour la paix entre les Arabes et les Juifs. Dans les guerres contemporaines, beaucoup plus de civils que de soldats sont tués; les germes d’un futur conflit sont semés, les économies sont brisées, des sociétés civiles en lambeaux, des réfugiés entassés, des enfants effrayés, a-t-il dit à Oslo. Et ce n’est nulle part plus vrai qu’à Gaza. Mais Obama n’a pas mentionné Gaza.
Le président des Etats Unis a appelé toutes les nations, puissantes ou non, à se conformer aux normes internationales qui régissent l’usage de la force, mais sans aucune référence aux allégations très détaillées du rapport Goldstone ou autres qui accusent Israël et le Hamas d’avoir commis des crimes de guerre.
Je sais que discuter avec des régimes répressifs n’a pas la pureté satisfaisante de l’indignation, a déclaré Obama. Mais il parlait de l’Iran et de la Corée du Nord, de la Birmanie et du Zimbabwé. Il n’a pas dit que les Etats Unis devaient discuter avec le Hamas et il n’a pas encouragé les Israéliens à le faire.
Dans un passage retentissant, Obama a déclaré qu’aucune guerre sainte ne pouvait être une guerre juste. Car si vous croyez sincèrement que vous êtes porteur de la volonté divine, alors vous n’avez aucune raison de vous retenir, aucune raison d’épargner la femme enceinte, ou le médecin ou l’employé de la Croix Rouge, ni même une personne de votre propre religion. Une telle vision faussée de la religion n’est pas seulement incompatible avec l’idée de paix, mais je pense qu’elle est incompatible avec les buts mêmes de la foi – car la règle fondamentale de toutes les grandes religions est de se comporter avec autrui comme on voudrait qu’il se comporte avec nous. Mais Obama parlait-il des colons Israéliens extrémistes de Cisjordanie ou des forces israéliennes détruisant des usines, des fermes et des maisons à Gaza il y a un an? Ou du Hamas? Il n’a mentionné ni les uns ni l’autre.
Adhérer au principe de l’amour a toujours été le combat essentiel de la nature humaine, a déclaré Obama vers la fin de son discours, utilisant sans réserves ce mot qui est au cœur des Évangiles. Et Obama nous a appelés à tendre vers cette étincelle divine qui brille toujours dans l’âme de chacun. Mais sa seule référence spécifique au conflit en terre sainte qu’il a faite a été une remarque en passant que le conflit entre Arabes et Juifs semblait en train de se durcir.
Non, je ne sais pas ce que ferait Jésus, mais je sais ce qu’Obama devrait faire. Il peut faire sienne la plus importante conclusion du rapport Goldstone, qui est essentiellement un appel à Israël et au Hamas à s’engager dans un processus de vérité et de réconciliation similaire à celui qui a contribué à panser les blessures de l’apartheid. (Jusqu’à présent, le Département d’Etat a affirmé que le rapport était en réalité un obstacle à la paix). Et Obama devrait user de son autorité morale, tant qu’il en reste un peu, pour ouvrir la voie à la protestation pacifique à gaza au lieu de permettre à Israël et à l’Egypte de l’étouffer. Quand le président Obama a visité un Boys and Girls Club dans un Washington enneigé l’autre jour, il a dit aux enfants que ce que la naissance de l’enfant Jésus « symbolise pour des gens un peu partout dans le monde, c’est la possibilité de la paix et que des peuples se traitent les uns les autres avec respect. » Il est temps qu’Obama travaille avec plus de force pour appliquer ce principe dans la partie du monde où l’enfant Jésus est né

Iran et trafic d’armes pour le Hezbollah: grossière propagande sioniste

4 novembre 2009
L’entité sioniste vient d’intercepter un bateau battant pavillon d’Antigua et propriété d’un armateur allemand, chargé d’une importante cargaison d’armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.
Il s’agit, selon Benjamin Netanyahu, le chef du gang sioniste, d’une « nouvelle preuve (…) que l’Iran continue à fournir des armes à des organisations terroristes qui veulent frapper des localités israéliennes et tuer des civils « 
Passons sur le fait que le principal reproche fait à l’armée sioniste par le rapport Goldstone est précisément de tuer quantité de civils (avec des armes certes acquises légalement grâce à la générosité des contribuables allemands et étatsuniens).
Mais quelles preuves apporte donc M. Netanyahu à l’appui de l’acte de piraterie que sa marine vient de commettre?
Eh bien, la preuve irréfutable qu’est cette photo par exemple reproduite par le Yediot:
Il s’agit de caisses renfermant des roquettes de 107 mm en provenance d’Iran.
Du moins si on en croit la propagande, car l’objet sur la photo soulève un certain nombre de questions.
Il s’agit certes bien d’une roquette dont on peut distinguer, au fond de la caisse, le dispositif de détonation.
On observera qu’il s’agit de matériel d’occasion puisqu’on peut lire sur l’engin sa date de fabrication: 2007.
Mais il y a quelque chose de plus gênant que de voir les Iraniens refiler du matériel d’occasion à leurs amis du Hezbollah.
On sait que l’Iran ne peut acheter d’armes auprès des puissances occidentales. Ce pays doit donc s’en remettre pour son approvisionnement en matériel guerrier à des Etats comme la Corée du Nord, la Chine, la Russie ou encore à son propre potentiel industriel.
Il ne vous aura cependant pas échappé que toutes les inscriptions sur la roquette sont en anglais, et qu’on ne trouve aucune inscription en russe, en coréen, en chinois ou en persan.
Or, l’Iran est un pays qui accorde une grande importance à sa langue et on ne saurait comprendre que les industriels de ce pays n’apposent pas ne serait-ce qu’une inscription symbolique en persan. Comme il est étrange qu’on ne trouve pas d’inscription en cyrillique, en coréen ou en chinois sur des produits qui portent des numéros de référence!
On ne dira pas non plus que ces munitions ont été produites ainsi expressément pour être expédiées discrètement au Hezbollah, cette hypothèse ne cadrerait pas avec la date de fabrication en 2007 (nous sommes fin 2009 je le rappelle).
Ce problème des inscriptions unilingues en langue anglaise n’avait pas échappé aux participants d’un forum britannique qui discutaient du même sujet en 2007 (sauf que les armes iraniennes avaient été cette fois trouvées en Irak).
Les forumistes observaient malicieusement que dès 1997, des armes iraniennes de toutes sortes portant des inscriptions en persan avaient été récupérées auprès d’une des factions combattantes dans la Corne de l’Afrique.
Ce genre d’objection a été prévu par les propagandistes qui renvoient vers le site de DIOMIL, alias le pool des industries de défense de l’Iran.
Sur ce site on peut voir en effet des photos de toutes sortes de munitions dont les inscriptions sont entièrement en anglais et en caractères latins.
Pourtant, outre que le calibre 107 n’est pas représenté sur ce site, ce dernier pose un certain nombre de problèmes.
Le copyright du site situe sa création en 2006 et depuis cette date ses gestionnaires n’ont toujours pas eu le temps d’en proposer une version en arabe et surtout en persan. Faut-il encore rappeler l’importance de la langue nationale en Iran?
Il s’agit donc vraisemblablement d’un site bidon à l’image de la propagande de Tel Aviv qui s’agite, pure coîncidence, le jour où le rapport Goldstone est examiné à l’ONU.

Pire que nier l’holocauste (selon une source digne de foi)

13 octobre 2009
Diable, quel crime de la pensée peut-il être pire que de nier l’holocauste?
Ne vous inquiétez pas si vous séchez car j’ai la réponse. Celle-ci nous est fournie par un de ces génies qui peuplent l’entité qui a usurpé le sol de Palestine, j’ai nommé M. Michael B. Oren, ambassadeur de l’entité sioniste à Washington.
M. Oren écrit ce qui suit dans The New Republic du 6 octobre 2009:

Le rapport Goldstone va plus loin qu’Ahmadinejad et les négateurs de l’holocauste en dépouillant les Juifs non seulement de leur capacité et de leur besoin mais aussi se leur droit de se défendre. Si un pays peut être bombardé par plusieurs milliers de roquettes sans jamais pouvoir justifier de la protection de ses habitants, alors le problème n’est pas les méthodes par lesquelles ce pays survit mais s’il peut simplement survivre. Mais plus insidieusement, le rapport ne fait pas que lier les mains d’Israël; il décrit les Juifs comme les assassins délibérés d’innocents – comme les Nazis. Et un Etat nazi non seulement n’a ni le besoin ni le droit de se défendre; il doit au contraire être détruit.

 C’est drôle, je suis d’accord avec la conclusion de ce paragraphe.

Retenons donc que selon une autorité incontestable (prix Nobel en vue), soutenir le rapport Goldstone est plus grave que nier l’holocauste. Dur, dur d’être un sioniste doit se dire en ce moment le juge Richard Goldstone. Il est vrai que Michael B. Oren a mis la barre vraiment très haut; trop haut pour les athlètes Barack Obama, Gordon Brown ou Nicolas Sarkozy (surtout pour lui, c’est vrai),
Ne nous faisons dès lors aucune illusion sur le sort que la « communauté internationale » (c.à.d. les USA et un ensemble d’Etats à géométrie variable selon leurs intérêts du moment) réservera à ce rapport.

De deux choses l’une: soit M. Oren a raison (contre la Raison), soit il minimise l’holocauste, ce qui est un délit en France.


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