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Quand l’évocation de Juifs combattant aux côtés des soldats nazis débouche sur une argumentation islamophobe!

mars 16, 2014

Ce n’est pas un fait abondamment couvert par le presse française, mais d’anciens membres lettons de la Waffen SS viennent dé défiler à Riga comme ils le font chaque année depuis que la Lettonie n’est plus une république membre de l’Union Soviétique.

Défilé d'anciens combattants de la Waffen SS à Riga

16 mars 2014: défilé d’anciens combattants de la Waffen SS à Riga

La Légion lettone de la Waffen SS continue de déchaîner les passions, aussi bien dans ce pays balte de 2 millions d’habitants qu’à l’étranger, notamment au sein de la communauté juive. Moscou et la minorité russe de Lettonie y voient une glorification du nazisme, alors que les anciens combattants et leurs partisans affirment que les légionnaires n’étaient pas des nazis, mais qu’ils se battaient pour l’indépendance.

Le ministre letton en charge de l’environnement, Einars Cilinskis , a participé à ce rassemblement, ce qui lui a quand même valu d’étre évincé du gouvernement.

Einars Clinkis, ex ministre de l'environnement de Lettonie

Einars Clinkis, ex ministre de l’environnement de Lettonie

A la différence de l’Ukraine, on note ici que communauté juive et communauté russe sont sur la même longueur d’onde pour stigmatiser cette marche de commémoration.

Une marche qui nous vaut un excellent numéro de pilpoul de la part du Centre Simon Wiesenthal (Marque déposée).

"Dans les pays baltes, beaucoup de ceux qui ont lutté contre le communisme ont aussi assassiné des juifs. De ce point de vue, ils ne méritent pas d’être les héros de la nouvelle et démocratique Lettonie", a déclaré le directeur du centre Simon Wiesenthal à Jérusalem. "Ce qui se passe en Ukraine reste évidemment en rapport avec ce qui se passe ici. Si des gens sont inquiets ici, je comprends parfaitement qu’ils ont raison de l’être. Une marche nazie ici ne peut que nourrir la propagande de Poutine", a-t-il ajouté.

On aimerait connaître la position du Centre Simon Wiesenthal sur le sujet dont je vous entretins dans ce post.

On savait que des soldats « juifs » avaient combattu dans les rangs de l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale.

On apprend maintenant que des Juifs avaient aussi servi et combattu dans l’armée finlandaise aux côtés des troupes allemandes. A l’époque l’Union Soviétique était l’ennemi commun de l’Allemagne et de la Finlande.

Cette histoire est relatée dans un long article du Daily Telegraph, un article qui étonne pour certaines raisons.

La première est que justement, l’auteur ne s’étonne pas plus que ça de l’implication de soldats finlandais de confession juive aux côtés de l’armée allemande. En effet, non seulement les Allemands savent (assez souvent apparemment) qu’ils combattent avec des Juifs mais ces derniers étaient aussi informés de la politique antisémite du Reich.

Et comme on le voit dans l’article, la relation entre les uns et les autres est pour le moins cordiale, au point que des soldats allemands assistent par exemple à un office religieux dans une synagogue dressée non loin du théâtre des combats..

Si l’article explique corrrectement les motivations des soldats juifs finlandais, patriotisme et défense du pays, il n’explique pas le comportement des militaires allemands qui apparemment se laissent éjecter sans broncher d’un commerce tenu par un Juif ! Et qui accordent la distinction prestigieuse qu’est la Croix de Fer à trois citoyens finlandais dont ils n’ignorent pas qu’ils sont juifs !

Le deuxième – et principal en réalité – motif d’étonnement est que cet article qui soulève d’importantes questions sur le rapport des Juifs à l’Allemagne et de l’Allemagne aux Juifs à l’époque glisse finalement vers un argumentaire islamophobe et à la gloire des Juifs si ce n’est du judaïsme.

On se demande effectivement par quel chemin tortueux l’auteur de l’article, qui semble ignorer que des centaines de milliers de soldats musulmans ont contribué à la défaite du nazisme, en vient à comparer la position de l’Islam qui chercherait à modifier les lois du pays où ses adeptes sont installés et le judaïsme qui exhorterait ses fidèles à adhérer aux lois du pays et à prouver qu’ils sont parmi les « meilleurs citoyens ».

On aurait aimé que le journaliste nous cite les extraits du Talmud qui invitent les Juifs à s’intégrer, tel est le mot qui convient, dans les sociétés où ils vivent. Eh bien non, puisqu’il choisit ce citer une femme rabbin d’une synagogue libérale, c’est-à-dire un courant du judaïsme minoritaire, sauf peut-être aux Etats Unis et qui jusqu’à la seconde guerre mondiale était défavorable à l’idéologie sioniste. Par ailleurs, ce judaïsme libéral (ou réformé) est un courant tout à fait récent et n’est en rien caractéristique essentielle du judaïsme dans le rapport avec la société où il est présent.

Ce qui n’empêche pas l’auteur de conclure que, [excellent] citoyen ou pas, le Juif restera toujours fondamentalement séparé du non juif.

Autant dire qu’il n’y a pas de remède possible à l’antisémitisme hormis l’émigration en Palestine occupée.

Un article qui, en fin de compte, nous rappelle qu’il serait salutaire de revisiter l’histoire de la seconde guerre mondiale et des événements qui ont abouti à son déclenchement, Et que l’inversion de « l’antisémitisme » délitant « en un « philosémitisme » tout aussi dénué de raison, permet au racisme, contre les Musulmans notamment, de s’exprimer en toute bonne conscience.

 Les Juifs qui combattaient pour Hitler : «’Nous n’aidions pas les Allemands. Nous avions un ennemi commun’

Ils combattaient à leurs côtés , les soignaient et se liaient souvent d’amitié avec eux. Mais quel est aujourd’hui le sentiment des Juifs finlandais sur leur troublante – et rarement mentionnée – alliance avec les Nazis ?

Par Paul Kendall, The Daily Telegraph (UK) 14 mars 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

En Septembre 1941, un médecin a effectué un acte si héroïque, qu’il a été décoré de la Croix de Fer par le haut commandement allemand. Au mépris de sa propre sécurité, et en sous un intense bombardement soviétique, le Major Leo Skurnik, un médecin généraliste qui avait autrefois ambitionné de devenir pianiste de concert, avait organisé l’évacuation d’un hôpital de campagne à la frontière russo-finlandaise, sauvant la vie de plus de 600 hommes, y compris des membres de la SS.

Skurnik était loin d’être le seul soldat à avoir reçu la Croix de Fer au cours de la Seconde Guerre mondiale . Plus de quatre millions de personnes ont reçu cette décoration. Mais Skurnik avait une particularité remarquable: il était juif. Et Skurnik n’était pas le seul Juif à combattre au côté des Allemands. Plus de 300 d’entre eux faisaient équipe avec les Nazis lorsque la Finlande, qui avait un ennemi commun en l’Union soviétique, est entrée à son tour en guerre en Juin 1941.

L’alliance entre Hitler et la race qu’il voulait anéantir – le seul exemple de Juifs combattant pour un allié de l’Allemagne – est un des plus extraordinaires aspects de la seconde guerre mondiale, et pourtant, très peu de gens, y compris en Finlande, en ont une connaissance quelconque.

« J’ai vécu 25 ans ici avant d’en avoir entendu parler, et je suis juif, » déclare John Simon, un Newyorkais qui s’est établi à Helsinki en 1982. « Ce n’est pas une histoire dont on parle beaucoup. »

Les raisons pour lesquelles on en parle rarement racontées touchent au cœur même de ce que signifie être juif et la quête d’acceptation par cette race [juive!] pour être acceptée dans une longue série de pays d’accueil peu enthousiastes. Les anciens combattants juifs – une poignée d’entre eux est encore en vie aujourd’hui – insistent pour dire qu’ils n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait. Mais passez une soirée en leur compagnie et parlez à d’autres membres de la communauté qui ont étudié les événements en détail, et vous comprendrez vite que «le compromis », un Choix de Sophie sur le champ de bataille, a laissé de profondes cicatrices psychologiques.

C’est en 1939 qu’Aron Livson connut son baptême du feu. A l’âge de 23 ans, ce fils de chapelier de la ville de Vyborg avait été incorporé dans l’armée quand l’armée soviétique envahit la Finlande. Comme beaucoup de Juifs, il était déterminé à accomplir son devoir au mieux de ses capacités, et à donner sa vie pour son pays si nécessaire.

Presque sans exception, les Juifs de Finlande étaient des descendants de soldats russes qui avaient été affectés dans la région pendant leur service militaire. (Sous la domination russe, les Juifs étaient enrôlés de force dans l’armée dès l’âge de 10 et devaient servir jusqu’à 25 années). Ils étaient considérés avec suspicion par le reste de la Finlande, qui avait elle-même été gouvernée par la Russie jusqu’à son indépendance en 1917, et la guerre qui a éclaté en 1939, connue en Finlande sous le nom de guerre d’hiver, avait été considéré par la petite population juive comme une chance de prouver qu’ils étaient de loyaux citoyens finlandais .

Livson avait combattu dans l’isthme de Carélie et, quoique l’armée finlandaise avait dû finalement battre en retraite devant des forces russes beaucoup plus importantes, il avait combattu si vaillamment, faisant preuve d’une grande compétence et initiative, qu’il avait été promu sergent.

Pendant un certain temps, une paix fragile régna entre la Finlande et l’Union soviétique, mais, quand Hitler lança l’opération Barbarossa , l’invasion surprise de l’État communiste, la Finlande vit une occasion de reprendre le territoire qu’elle avait perdu dans la guerre d’Hiver et elle unit donc ses forces avec Allemagne.

Comme tous les Juifs, Livson avait entendu les diatribes venimeuses de Hitler contre son peuple. Il avait entendu parler de la Nuit de Cristal , des attaques contre les maisons, les entreprises, les écoles et les synagogues des Juifs allemands en Novembre 1938. Mais, quand il reçut l’ordre de rejoindre la lutte contre la Russie, il n’envisagea pas un instant de désobéir.

Livson a 97 ans aujourd’hui et il na plus grand chose du rude soldat difficile qu’i il était à l’époque, mais sa voix reste forte et claire, sa poignée de main ferme et ses opinions inébranlables.

«Je faisais mon devoir, comme tout le monde, » dit-il. «Nous n’étions pas des Juifs qui combattaient dans une armée finlandaise – nous étions des Finlandais, des soldats finlandais, combattant pour notre pays." Nous nous sommes rencontré dans la cafétéria au sous-sol de la synagogue de Helsinki, en présence de l’épouse de Livson et d’autres membres de l’association des anciens combattants juifs finlandais. L’ambiance était conviviale, joviale même, comme c’est parfois le cas dans les discussionss entre anciens combattants, mais on ne pouvait pas se méprendre sur le sérieux de Livson. Quand il évoque un point important, il martèle le sol avec sa canne pour souligner chaque mot.

 En plus d’avoir fait leur devoir de soldats et d’avoir prouvé leur loyauté envers leur pays, les anciens combattants insistent pour dire qu’ils étaient heureux de se battre pour une autre raison: de leur point de vue, la Finlande et l’Allemagne menaient deux guerres distinctes, disent-ils, la Finlande une guerre d’auto-défense et l’Allemagne une guerre de conquête. «Je n’avais rien à voir avec les Allemands», dit Livson. "Il n’y avait pas d’Allemands là où je servais. Ils étaient 200 km au nord de mon régiment ».

Mais tous les Juifs n’ont pas été aussi chanceux. A la frontière avec la Russie, dans la région de Carélie, les troupes finlandaises et allemandes combattaient côte à côte et les Juifs devaientcomposer avec deux ennemis : un en face d’eux et l’autre dans leurs rangs.

Ils vivaient dans la crainte permanente que leur identité soit révélée, mais, fait incroyable, quand c’était le cas où il était, les soldats allemands ont pris l’affaire plus loin. Les hommes étaient finlandais, ils avaient l’entier soutien de leurs officiers supérieurs, et les Allemands – bien que souvent choqués de se retrouver à combattre aux côtés de Juifs – n’avaient pas le pouvoir de s’en prendre à eux. En fait, quand ils [les Allemands] se retrouvaient face à un officier juif supérieur en grade, ils étaient obligés de saluer.

Il y avait certes eu des soldats allemands en Finlande et un commandement allemand ainsi que la Gestapo à Helsinki, mais la Finlande rejeta les demandes de Hitler d’introduction de lois anti-juives. Lorsque Heinrich Himmler , l’architecte de la solution finale, vint en Finlande en Août 1942 et interrogea le Premier ministre Jukka Rangell sur la "question juive", Rangell répondit: «Nous n’avons pas de question juive».

"Il faut savoir», dit John Simon, qui a interviewé pendant plusieurs années des anciens combattants au sujet de la guerre pendant plusieurs années, "que seulement 20 ans avant, la Finlande avait connu une horrible guerre civile qui avait coupé la société en deux. Par la suite, il y avait eu un effort concerté, mené par quelques brillants hommes politiques, pour unir le pays – pour que les Rouges et les Blancs [communistes et non communistes, NdT] vivent ensemble.Les Juifs faisaient partie de cette action de rassemblement de tout le peuple.

«Les responsables politiques étaient déterminées à protéger tous les citoyens, même les anciens communistes. S’ils avaient fait une exception, même pour les Juifs, ils auraient détruit leur propre raisonnement. "

Un général, Hjalmar Siilasvuo, était ouvertement fier de l’origine juive de ses soldats. Dans les mémoires de Salomon Klass, un autre soldat juif qui a été décoré de la Croix de Fer, Klass, qui avait perdu un oeil dans la guerre d’hiver, raconte une histoire sur le général lui demandant de venir à une une réunion et le présentant aux officiers allemands présents comme "un de mes meilleurs commandants de compagnie ". "Le Général Siilasvuo savait très bien qui j’étais et à quelle partie de la population j’appartenais", écrit Klass. Les Allemands n’avaient rien dit.

Leo Skurnik, (à g.), et Salomon Klass

Leo Skurnik, (à g.), et Salomon Klass

Plus troublants peut-être, étaient ces histoires d’amitiés nouées entre des juifs et de simples soldats de la Wehrmacht, révélées par l’historien finlandais Hannu Rautkallio,

"J’ai entendu une histoire à propos d’un soldat juif qui faisait le chemin de retour au camp [militaire] avec un Allemand de même grade," dit Simon. «Le Juif a dit à l’allemand,« Quand nous serons de retour au camp, il ne faut pas dire aux gens que je suis juif. " L’allemand lui a répondu: «Mais rien ne va t’arriver – tu es un soldat finlandais. C’est moi qui aurais des ennuis. " "

Les sentiments étaient particulièrement vifs chez les blessés. Un album qui appartenait à Chaje Steinbock, une infirmière juive du principal hôpital de Oulu, à près de 400 kilomètres au nord d’Helsinki, contient plusieurs messages sincères de patients allemands. "Pour ma chérie, ce que vous êtes pour moi, je vous l’ai dit," commence un d’un soldat qui se fait appeler Rudy. "Ce que je suis pour vous, je ne l’ai jamais demandé. Je ne veux pas le savoir, je ne veux pas pas l’entendre parler, parce que trop savoir peut détruire le bonheur. Je vais vous dire une seule chose: je voudrais vous donner tout ce que votre coeur désire. Vous êtes la femme la femme que j’ai aimée par dessus tout. Jusqu’à présent, je n’avais jamais cru que cela puisse exister. "

journal infirmière

L’album de Chaje Steinbock

Une autre femme, Dina Poljakoff, qui travaillait comme aide-soignante, aurait fait une telle impression sur ses patients allemands que, comme Skurnik et Klass, elle a reçu la Croix de fer (la troisième et dernière des Juifs finlandais à avoir été décorée de cette médaille). "Les femmes non-aryennes n’étaient pas supposées soigner des hommes aryens et les Allemands savaient que ma mère était juive, mais en dépit de tout cela, ils l’aimaient," dit Aviva Nemes-Jalkanen, la fille de Steinbock.

On rapporte même que lesAllemands auraient visité une synagogue de campagne installée à proximité de la ligne de front. «C’était une image incroyable," disait Rony Smolar, le fils de Isak Smolar, l’homme qui avait fondé la synagogue, lors d’une conférence aux États-Unis en 2008. "Les soldats allemands en uniforme, assis coude à coude avec les hommes juifs priant. Les fidèles juifs avaient même remarqué que certains Allemands témoignaient d’un certain respect pour l’office religieux juif ».

Synagogue de campagne dressée près de la ligne du front finno-soviétique

Synagogue de campagne dressée près de la ligne de front finno-soviétique

Bien sûr, de nombreux détails de l’Holocauste étaient alors encore secrets. Les soldats juifs ne connaissaient pas les chambres à gaz et les horreurs d’Auschwitz, de Dachau et Bergen-Belsen. Mais la plupart étaient en contact avec des parents en Pologne et dans d’autres pays d’Europe orientale.

«Ils recevaient des lettres», explique Simo Muir, professeur adjoint d’études juives à l’Université d’Helsinki. «Ils étaient au courant des déportations."

Leo Skurnik était certainement conscient des dangers. Scientifique de talent dont la carrière avait été bloquée par l’antisémitisme en Finlande, il avait dans sa famille des commis voyageurs qui lui avaient écrit sur les nuages qui s’amoncelaient sur l’Europe. "Il en savait assez pour avoir peur», dit son fils, Samuli. Néanmoins, en tant que médecin en charge de soldats allemands et finlandais, il a refusait de discriminer.”

"Si vous voulez décrire mon père, la seule caractéristique vraiment saillante chez lui était son humanité. Il avait fait le serment d’Hippocrate et c’est pourquoi il ne  seserait jamais détourné d’un homme blessé, quelle que soit sa nationalité ".

Et il y avait beaucoup d’Allemands blessés qui avaient besoin de son aide. Le secteur où Skurnik était stationné a vu certains des combats les plus féroces de la guerre et aussi bien son régiment, le 53e d’infanterie, que la division SS allemande avec laquelle il combattait, avaient subi de lourdes pertes.

«C’était vraiment horrible», dit Samuli. "Il y avait beaucoup de victimes et mon père n’avait pas assez de médicaments." Mais Skurnik n’a jamais renoncé. A un moment, il s’est même aventuré dans un no man’s land pour sauver des soldats allemands blessés quand aucun autre officier n’osait le faire. Enfin, comme il n’y avait aucun signe d’accalmie dans le bombardement russe, il prit la décision d’évacuer l’hôpital de campagne. Cette opération, à travers près d’une dizaine de kilomètres de tourbières, lui a valu la Croix de fer, mais, comme Klass, qui a remporté sa décoration pour avoir ouvert la voie à un assaut allemand à flanc de colline, et Dina Poljakoff, Skurnik la refusa.

«Quand les Allemands ont décidé qu’ils aimeraient donner cette décoration à mon père, ils l’ont fait savoir au général Siilasvuo. Il l’a alors dit à mon père qui pensait que ce devait être une erreur et avait décidé de voir ce qui se passerait lorsque Berlin aura découvert qu’il était juif. Mais, après un certain temps, le général Siilasvuo revint vers mon père et lui a dit que la décision avait été approuvée. Il a dit au général: «Mon bon ami, pensez-vous que je peux prendre ce genre de décoration? Faites savoir à vos collègues allemands que je me torche le cul avec! Le général leur a répété, mot pour mot, ce que mon père avait dit. "Les Allemands, furieux, ont alors dit à Siilasvuo de leur livrer Skurnik pour qu’il soit puni peine, mais il a refusé.

 Il y eut beaucoup d’autres actes de mini-rébellion pendant la guerre. Un médecin en poste à Oulu, qui avait moins – ou plus, diront certains – de principes que Skurnik, qui avait refusé de soigner les Allemands avait été transféré à un autre secteur. Sissy Wein, une chanteuse juive qui était la réponse de la Finlande à Vera Lynn, refusait de chanter pour les soldats allemands. Et le père et le frère de Aron Livson, stationné dans la ville de Kotka affichaient au quotidien leur dédain pour leurs soi-disant "alliés". "Mon frère, qui était un sergent dans la défense anti-aérienne, refusait de saluer les Allemands et mon père mettait les Allemands dehors quand ils venaient dans sa boutique», dit Livson. Un tel comportement dans une autre partie de l’Europe aurait signifié une mort certaine.

Néanmoins, après la guerre, quand les horreurs de l’Holocauste se révélèrent, un malaise relatif à leur traitement de faveur se répandit tant parmi les Juifs finlandais eux-mêmes que dans la communauté juive dans son ensemble. Lors d’une réunion d’anciens combattants à Tel Aviv en 1946, les Finlandais avaient presque été rejetés comme des traîtres. Ne leur était-il jamais venu à l’esprit, leur avait-on demandé, qu’en aidant Hitler, ils avaient prolongé la durée de son pouvoir et ainsi permis que plus de Juifs aillent dans les chambres à gaz que s’ils s’étaient comportés autrement?

Ce malaise est encore décelable aujourd’hui. Quand je le répète le passage sur la Finlande "aidant l’Allemagne", je sens la température baisser dans la pièce où nous sommes.

"Nous n’avons pas aidé les Allemands," jette Kent Nadbornik, le président de la Guilde des anciens combattants finlandais juifs. «Nous avions un ennemi commun qui était les Russes et c’est tout."

Sémantique mise à part, une autre justification essentielle pour les anciens combattants – que preuve a été faite de leur loyauté envers l’Etat finlandais – a également été l’objet de critiques au cours de ces dernières années. La "ligne officielle" est que la présence des Juifs dans l’armée a non seulement mis à mal l’antisémitisme dans le pays, mais qu’elle a également protégé de l’Holocauste l’ensemble de la population juive de Finlande.

La réalité d’une phrase très importante citée ci-après et qui aurait été, suppose-t-on, dite par le commandant en chef de l’époque de la guerre  Gustav Mannerheim à Himmler – "Alors que des juifs servent dans mon armée, je ne vais pas permettre leur expulsion" – a été mise en doute par les historiens, qui pensent maintenant que Mannerheim ne savait même pas que des Juifs avaient combattu dans l’armée finlandaise avant une visite pour un service commémoratif dans une synagogue d’Helsinki en 1944. «Peut-être que», explique Simo Muir, "dans la période de l’après-guerre, la valeur des juifs [sic] qui ont combattu pour la Finlande a été surestimée." S’ils étaient coupables de quelque chose, c’est d’avoir fait trop d’efforts pour s’adapter.

Contrairement à l’islam, qui exhorte ses disciples à réformer la loi de leur pays d’accueil afin qu’elle se conforme à la loi musulmane, les textes principaux du judaïsme soulignent l’importance d’adhérer à la loi du pays, même si la société est laïque [secular]. Des centaines d’années de persécution et un désir d’échapper aux ghettos, d’aller à l’université et de jouer un rôle actif dans la politique et la société, ont ajouté au fort désir d’adaptation des Juifs.

« Au long des siècles, les Juifs ont voulu prouver qu’ils étaient parmi les meilleurs citoyens, » affirme Lea Mühlstein, une femme rabbin de la synagogue libérale Northwood and Piner. « Il voulaient montrer qu’il n’y avais pas de conflit entre être un Juif et être un patriote, qu’il n’y avait pas de double loyauté. »

Mais les Juifs finlandais étaient dans une mission impossible.Quoiqu’ils aient pu faire, il y avait toujours une différence incontournable [inescapable] entre eux et leurs compatriotes finlandais : ces derniers se battaient pour leur destin, mais si Hitler avait gagné, les soldats juifs n’auraient eu aucun avenir. Qu’étaient-ils supposés faire ? C’est la question à laquelle personne en peut répondre.

Pour en finir avec l’antisémitisme, quand même!

février 25, 2014

Oui, pour en finir avec toutes les sottises sur l’antisémitisme que peuvent raconter des ignorants comme Manuel Valls ou François Hollande, disons tout net avec Avigdor Lieberman que l’antisémitisme est le meilleur allié du sionisme.

En effet, comment les sionistes pourraient-ils espérer attirer en Palestine occupée 3,5 millions de Juifs en dix ans ?

Réfléchissons. Lieberman peut pas être d'extrême droite, il est juif. Quand même!

Réfléchissons. Lieberman peut pas être d’extrême droite, il est juif. Quand même!

D’autant que, comme le dit si bien l’extrémiste de droite M. Lieberman, qui est (quand même) ministre des affaires étrangères de l’entité sioniste, reçu récemment par Manuel Valls (parce que les affaires étrangères juives sont les affaires intérieures de pays comme la France et vice versa), le plus grand danger pour le peuple juif est celui de l’assimilation.

Et que ce danger est plus pressant que celui posé par les Palestiniens ou même le prétendu programme nucléaire militaire iranien.

Pour Lieberman, les affaires intérieures de la France relèvent de ses compétences de ministre des affaires étrangères

Pour Avigdor Lieberman, les affaires intérieures de la France relèvent de ses compétences de ministre des affaires étrangères

 Cet article a été publié par l’European Jewish Press mais uniquement dans sa version anglaise. On ne le trouvera pas en effet dans la version en langue française de cet organe de presse communautariste juif.

‘L’assimilation des Juifs américains est la plus grande menance pour la communauté juive mondiale’, déclare le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman qui appelle au financement de programmes d’éducation juive.

par Maud Swinnen, European Jewish Press 19 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

JERUSALEM (EJP)— Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman considère que l’éducation dans la diaspora est « le dossier le plus urgent de l’agenda juif mondial, plus urgent que n’importe quel autre problème, y compris celui des négociations avec les Palestiniens ou la menace nucléaire iranienne.

Il a aussi déclaré que l’assimilation des Juifs américains est la plus grande menace pour la communauté juive mondiale et il a appelé le gouvernement israélien à mobiliser 365 millions de dollars par an pour des programmes d’éducation juive destinés à la diaspora et à renforcer la connexion juive à Israël.

Dans un discours devant la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations, Lieberman a demandé aux dirigeants [communautaires] de participer à l’effort financier du gouvernement israélien pour de nouveaux programmes en faveur de la diaspora qui se concentreraient sur le maintien de la continuité juive.

« Je pense que le gouvernement israélien devrait contribuer à hauteur de 1 million de dollars par jour de l’année, soit 365 millions de dollars au total, somme dont j’espère que vous, dans la communauté juive de la diaspora, apporterez l’équivalent pour ce projet éducatif. Ce ne doit pas être un petit projet de plus mais l’axe central du partenatiat entre nous, » a-t-il dit.

 Il a aussi appelé à la création d’un réseau d’écoles internationales juives de haut niveau et à l’émigration de 3,5 millions de Juifs en Israël dans la prochaine décennie.

Lieberman a cité une étude américaine qui montre la baisse de l’identification en tant que Juif, affirmant que « ces statistiques démontrent que les Juifs d’Amérique risquent pas moins qu’une catastrophe démographique. » L’importante enquête publiée par le Pew Research Center porte sur l’assimilation et les mariages intecommunautaires chez les membres de la communauté juive américaine.

Parmi ses conclusions, elle observe qu’un Juif sur cinq se considère comme sans religion et que, « parmi les Juifs interrogés qui se sont mariés avant 2000, près de six sur dix ont un conjoint non juif. »

« Depuis de nombreuses années, les responsables israéliens ont fait appel à nos frères et sœurs de la diaspora, comme tous ceux d’entre vous qui sont réunis ce soir, pour consacrer votre temps, votre énergie et vos financements à Israël, » a-t-il dit.

« Je me tourne néanmoins vers vous aujourd’hui pour vous dire que, tout en étant énormément et pour toujours reconnaissants pour votre aide, nous avons la conviction qu’il est temps maintenant de nous concentrer sur les défis qu’affrontent vos propres communautés, particulièrement ceux qui émanent de tendances dangereuses dans la communauté juive démontrées par la récente enquête. »

Il a ajouté : « J’ai la plus grande conviction que l’antidote à cette montée de l’assimilation, du mariage inter communautaire et du désengagement est l’éducation. »

Angela Merkel - Adolf Hitler, méthodes différentes, même combat pour éliminer le "peuple juif"

Angela Merkel – Adolf Hitler, méthodes différentes, même combat pour éliminer le "peuple juif"

« Pour prévenir cette tragédie, tous les enfants juifs devraient avoir la possibilité de fréquenter une école où ils recevront une éducation qui les instruira sur l’histoire, les valeurs et les traditions juives, à chérir leur identité juive et à éprouver un fort attachement à Israël et au sionisme. Nous devons faire en sorte que les écoles juives soient parmi les meilleures du monde.

« Nous devons créer un réseau mondial d’écoles juives d’une qualité supérieure à celle des réseaux d’écoles américaines et internationales. C’est seulement par un tel effort que nous garantirons notre longévité en tant que peuple, » a-t-il dit.  

La "shoah" était-elle une punition méritée?

février 10, 2014

On a vu que certaines communautés juives sont farouchement antisionistes et le sont pour des raisons avant tout religieuses. Ces communautés ultra-orthodoxes considèrent en effet que l’exil est voulu par Dieu et est donc la condition normale des Juifs. Selon cette lecture, la tragédie de la seconde guerre mondiale est une punition infligée par Dieu à cause de la volonté du sionisme de sortir de cet exil et de fonder un Etat.

Ce point de vue est caractéristique de ces ultra-orthodoxes regroupés entre autres dans Naturei Karta mais il traverse aussi d’autres courants du judaïsme, ce qui nous rappelle qu’il fut un temps pas si lointain où la majorité des Juifs, pratiquants ou non, étaient soit indifférents, soit hostiles au sionisme.

Le rabbin Yossef Mizrachi, un Juif séfarade qui s’inscrit dans le courant orthodoxe (et donc majoritaire) du judaïsme professe des thèses finalement assez semblables à celles défendues par les ultra-orthodoxes de Naturei Karta sur la question de ce qu’on appelle holocauste.

De la Kabbale vulgarisée pour gens crédules, lit-on en conclusion de l’article que je vous propose.

Visite au Royaume Uni du rabbin qui affirme que «les Juifs ont provoqué eux-mêmes l’holocauste »

par Simon Rocker, Jewish Chronicle (UK) 6 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un prédicateur controversé qui croit que le syndrome de Down et l’autisme sont les conséquences de fautes commises dans une vie antérieure a fait sa première tournée de conférences en Grande-Bretagne cette semaine, malgré les protestations contre sa visite.

Le rabbin Yossef Mizrachi, qui soutient également que les Juifs ashkénazes ont dans une certaine mesure provoqué eux-mêmes la Shoah qui s’est abattue sur eux, s’est exprimé dans plusieurs synagogues séfarades de Londres ainsi que devant les élèves de deux écoles secondaires juives.

La visite s’est déroulée dans un contexte marqué par de vives critiques de la part de personnes qui avaient vu des vidéos en ligne de précédentes conférences.

Dans une interview accordée cette semaine, le rabbin d’origine israélienne qui dirige une organisation religieuse orthodoxe aux Etats Unis explique que ses idées sur le péché et la réincarnation viennent de la Torah et de la Kabbale. « La souffrance vient comme résultat de quelque chose que nous avons fait dans le passé, » dit-il.

« Le fait que nous devions être réincarnés signifie que nous avons failli à notre mission dans notre vie précédente. Si nous avions réussi, nous serions allés au paradis. »

« Une âme renaîtra dans un nouveau corps pour qu’elle puisse avoir la chance de corriger les erreurs de la vie précédente », dit-il. « Mais pour chaque acte, nous sommes récompensés ou punis « mesure pour mesure ».

Par exemple, dit-il, « Habituellement, quand une personne est sourde et muette, elle est [affectueux parties de son corps, la bouche et l'oreille. Les péchés qu'on peut commettre avec la bouche et l'oreille – médire sur les autres, détruire leurs vies par les mots et écouter les ragots. »

Il ajoute que si une personne renaît avec une liberté de choix, elle sera néanmoins mise à l'épreuve pour voir si elle se comporte bien ou mal. Mais une personne dont le cerveau est atteint n'a pas de liberté de choix.

« Quand une personne vient au monde sans libre arbitre, nous savons qu'elle est déjà corrigée à 99 %, » dit-il. « Elle n'a pas grand chose à faire pour rectifier la situation et parvenir au résultat... Elle est donc à un niveau beaucoup plus élevé. »

Aucun parent d'un enfant autiste ne s'est jamais plaint auprès de lui de sa façon de voir les choses, souligne-t-il. « Au contraire. Ils me disent 'vous m'avez donné espoir... vous expliquez que ce sont des âmes bénies, je me sens vraiment honoré d'avoir un enfant comme lui.' »

Pour l'holocauste, le rabbin Mizrachi suggère que les Juifs ashkénazes ont souffert parce qu'ils étaient plus assimilés et moins respectueux des rabbins. Les Séfarades non assimilés ont été largement épargnés. « En Syrie, en Israël [Palestine, NdT], en Irak, en Iran – autant d’endroits où les Juifs étaient restés fidèles aux lois [juives, NdT] – ils [les Nazis] ne les ont pas tués, » dit-il.

Il laisse entendre que les Juifs religieux qui ont péri dans les chambres à gaz étaient coupables de ne pas avoir empêché l’assimilation des « frères et soeurs » non pratiquants.

Le rabbin Mizrachi, qui prétend avoir ramené plus de 50 000 Juifs à l’observance de la Torah associe aussi la propagation du cancer et d’autres maladies à l’immoralité et à l’impudeur.

Le rabbin Mizrachim au milieu des lycéens de l'Hasmonean High School

Le rabbin Mizrachim au milieu des lycéens de la Hasmonean High School

Dans son discours prononcé lundi devant les élèves de terminale de la Hasmonean High School, il a parlé des dangers des médias sociaux et il n’a pas abordé la réincarnation.

Le rabbin Daniel Kleiman, qui est professeur d’études juives à l’Hasmonean l’a trouvé chaleureux et posé. C’est un grand motivateur, qui parle avec son cœur. Il n’a rien de sulfureux. Il est très bien accepté dans tout le spectre de la communauté orthodoxe.

Le rabbin Mizrachi fait partie des stars mondiales du rabbinat

Le rabbin Mizrachi fait partie des stars mondiales du rabbinat

A Od Yosef Hai, une synagogue qui avait précédemment annulé sa conférence, le rabbin Mizrachi a pu faire un discours après l’office religieux du dimanche matin.

Mais ses détracteurs ont continué à formuler de fortes objections. Daniel Jonas, fidèle de la synagogue et fondateur de l’orchestre Los Desterrados, a fait campagne contre le rabbin Mizrachi. Ses positions « insultent les parents des enfants à besoins particuliers [malades ou handicapés, NdT], ou de n’importe quelle personne qui a le cancer, » déclare M. Jonas.

« Son évidente ignorance des faits historiques de la shoah vous coupent le sifflet tout comme l’arrogance stupéfiante de sa prétention à connaître les causes divines de la maladie et du génocide.

Jon Abrams , qui travaille avec des personnes handicapées, a exposé ses préoccupations quant à la venue du rabbin Mizrachi dans une intervention devant Anshei Shalom, une congrégation indépendante à la synagogue St John’s Wood United Synagogue, décrivant ses prises de position comme « offensantes ».

Dans un post sur Facebook, le rabbin Mizrachi s’en est pris à deux de ses détracteurs en particulier en écrivant : « Nous verrons tous bientôt comment ils seront détruits pour l’éternité , exactement comme la Torah l’a promis. »

Un porte parole [du judaïsme orthodoxe] US a déclaré : « Si un orateur dénigrait une partie quelconque de la communauté ou propageait des points de vue contraires à nos valeurs, nous objecterions à ce qu’il soit invité dans nos institutions. Cependant, avant d’appliquer une telle censure, nous devrions avoir la certitude sans ambiguïté que c’est le cas. »

Le rabbin Alan Kimche de la synagogue Ner Israel de Hendon considère les idées du rabbin Mizrachi comme « un mouvement très marginal dans l’orthodoxie. »

« C’est de la Kabbale vulgarisée qui attire des gens crédules ».

John Kerry en guerre contre le Dieu des rabbins?

février 7, 2014

Des rabbins sionistes extrémistes (pléonasme) menacent le Secrétaire d’Etat US d’un statut honteux dans l’histoire juive [comme s'il y avait une histoire juive à part celles racontées par Popeck] et surtout de la damnation éternelle s’il persiste dans ses efforts pour trouver une solution négociée au conflit palestino-sioniste.

Kerry est-il protégé contre la damnation éternelle?

John Kerry est-il protégé contre la damnation éternelle?

Bien sûr, ce qui semble motiver ces rabbins relève à première vue du religieux, même si ce religieux est conçu comme une pièce de cadastre, mais on ne manquera pas d’observer qu’à côté de cet argument religieux, les rabbins n’omettent pas d’évoquer le risque de voir le territoire qui resterait dévolu à l’entité sioniste se trouver dans le rayon d’action de roquettes qui pourraient être tirées depuis la Cisjordanie.

Ceci nous ramène de manière très terre à terre à la stratégie à long terme du régime sioniste . Cette stratégie a été définie à la fin des années 1960 avant d’être repensée dans à la fin des années 1970. Le postulat reste le même, à savoir que l’entité sioniste ne sera jamais réellement en paix avec le voisinage. Pour survivre, l’Etat prétendu juif a donc besoin d’une profondeur stratégique, une profondeur qui ne doit comporter un peuplement « juif » disposé de sorte à permettre de prévenir et , le cas échéant, contenir et repousser toute offensive susceptible de menacer le cœur du régime, c’est-à-dire Tel Aviv et ses zones urbaines satellites.

La stratégie de colonisation du Neguev s’inscrit dans des préoccupations du même ordre.

Les postulats qui fondent cette stratégie sioniste sont erronés pour trois raisons. La première est que les Palestiniens ne renonceront jamais à leur patrie ; la deuxième est qu’il est inconcevable qu’un Etat puisse subsister durablement dans la région si ses relations avec les peuples environnants sont marqués par l’animosité ; la troisième est que bouleversé la donne stratégique.

Et si personne n’imagine qu’un jour des dizaines de milliers de fantassins arabes déferleront sur la Palestine occupée pour en déloger les terroristes sionistes, on peut par contre raisonnement supposer qu’un déluge de feu bien ciblé, c’est-à-dire vivant les principales villes sionistes (Tel Aviv, Jaffa, Eilat, Ashdod etc.) provoquera le retour en Occident de la grande masse des voyous qui agitent la Bible comme titre de propriété et brevet de supériorité par l’élection divine.

‘Kerry a déclaré la guerre à Dieu’ écrivent dans une lettre des rabbins tenants d’une ligne dure

par Jeremy Sharon, Jerusalem Post (Sionistan) 5 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Des rabbins avertissent Kerry de stopper les négociations « afin d’éviter une punition divine pour tous ceux qui s’y impliquent».

Un groupe de rabbins nationalistes tenants d’une ligne dure a écrit dans une lettre ouverte qu Secrétaire d’Etat US John Kerry que par le truchement de ses efforts de médiation entre les négociateurs palestiniens et israéliens il avait déclaré une guerre contre Dieu.

 Les rabbins ont prévenu le Secrétaire d’Etat qu’il devait cesser ce genre d’activités pour éviter le châtiment divin.

La lettre a été envoyée par le Comité pour la Sauvegarde de la Terre et du Peuple d’Israël – une organisation militante opposée à tout accord politique avec les Palestiniens qui comprendraient des concessions territoriales – fondé par le rabbin Shalom Dov Wolpo qui est aussi le fondateur du parti d’extrême droite Notre Terre d’Israël.

« Vos efforts incessants pour exproprier des parties intégrantes de notre Terre Sainte et les livrer à la bande terroriste de Abbas, reviennent à une déclaration de guerre contre le Créateur et Maître de l’univers ! Parce que D..u a donné toute la Terre d’Israël à nos ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, afin qu’ils la transmettent, comme héritage perpétuel, à leurs descendants, le peuple Juif, jusqu’à la fin des temps, » lit-on dans la lettre.

L'Etat juif selon le rabbin Shalom Dov Wolpo

L’Etat juif selon le rabbin Shalom Dov Wolpo

Les rabbins soutiennent que le plan de Kerry met en danger les Juifs israéliens en les mettant à portée immédiate des tirs potentiels de roquettes et de missiles depuis la Cisjordanie si elles [les terres] étaient cédées par Israël aux Palestiniens.

« Si vous persistez dans cette voie destructrice, soyez assuré de votre disgrâce éternelle dans l’histoire juive pour avoir apporté la calamité sur le peuple juif, » poursuivent les rabbins qui comparent Kerry au souverain babylonien Nabuchodonosor II et l’officier romain et futur empereur Titus, deux ennemis des anciens royaumes juifs qui détruisirent les temples de Jérusalem et en même temps la souveraineté juive sur la Terre d’Israël.

«Par la puissance de notre Torah Sacrée, nous vous exhortons à cesser immédiatement toutes les démarches pour aboutir à ces accords désastreux – afin d’éviter un sévère châtiment divin pour toutes les personnes impliquées, » menacent-ils.

La lettre a été signée par le rabbin Wolpo ainsi que par quatre autres rabbins dont le rabbin Yisrael Ariel, fondateur et président du Temple Institute, le rabbin Yigal Pizam, doyen d’une yeshiva [école religieuse] et chef de la la communauté hassidique du quartier Kiryat Shmuel à Haïfa, et le rabbin Ben Tziyon Grossman de la ville de Migdal Ha’emek.

Scarlett Johansson, le boycott des colonies sionistes et le Financial Times

février 6, 2014

 L’actrice américaine Scarlett Johansson a fait beaucoup pour mieux faire connaître les actions de boycott culturel, économique et commercial qui visent le régime sioniste.

Ce n’était pas volontaire de sa part, mais en préférant les dollars proposés par l’entreprise sioniste SodaStream à la mission d’ambassadrice de l’ONG britannique Oxfam, elle a en quelque sorte révélé au monde l’absence de principes moraux et l’éthique particulière qui caractérisent le projet sioniste.

par Stephanie Westbrook, via Mondoweiss

C’est cette réflexion que développe le Financial Times dans un éditorial. Le fait que ce journal qui est le porte voix des milieux financiers de Londres et d’autres métropoles du capitalisme évoque ainsi cette question dans des termes sans ambiguïté, donne une idée de l’exaspération qui commence à gagner ce que je désignerai par le raccourci simplificateur de « communauté des affaires ».

Un éditorial qui sonne aussi comme un avertissement de ce qui pourrait arriver tantôt : un boycott généralisé des échanges avec l’entité sioniste, comme celui qu’avaient connu en d’autre temps la Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe) et l’Afrique du Sud.

Une étoile chute sur les colonies

La défense de son sponsor par Scarlett Johansson est naïve

The Financial Times (UK) 31 janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

La décision de l’actrice Scarlette Johansson de ne plus être une ambassadrice d’Oxfam, l’organisation caritative pour la justice sociale, et de continuer à être une ambassadrice de la marque SodaStream, une compagnie israélienne qui fabrique des machines pour produire des boissons gazeuses chez soi dans une usine située en Cisjordanie occupée, pourrait être tenue pour aussi négligeable qu’une tempête dans un verre de limonade. Il ne devrait pas en être ainsi.

La vedette du film "Lost in Translation" a braqué accidentellement le projecteur sur un problème important – celui de savoir s’il est juste ou légitime de faire du commerce avec des entreprises qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales sur le sol palestinien – tout en donnant par inadvertance un éclairage positif sur al campagne pour boycotter Israël tant qu’il ne se retire pas de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est – une question distincte, du moins pour jusqu’à présent.

SodaStram fabrique certains gazéificateurs [de boissons] à Maale Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie, illégale au regard du droit international. L’usine fait travailler environ 500 Palestiniens et prétend promouvoir l’emploi et la coexistence pacifique entre Arabes et Juifs. Mlle Johansson affirme que la compagnie « construit un pont vers la paix entre Israël et la Palestine ». C’est de la naïveté, tout comme la confusion qu’elle fait entre ce point de controverse et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui prône l’isolement d’Israël.

Le statut des colonies est clair au regard du droit international même si Israël choisit de l’ignorer et d’accroître sa colonisation du territoire palestinien, tout en faisant mine de négocier sur la création d’un Etat palestinien. L’an dernier, l’Union Européenne (UE) a adopté des dispositions pour interdire les subventions destinées à des organismes opérant dans des colonies illégales. L’UE a cependant laissé Israël participer au programme Horizon 2020 – Israël est le seul Etat non membre à participer à ce programme de recherche-développement de 80 milliards d’euros – rendant ainsi la haute technologie israélienne éligible aux financements publics européens dès lors qu’ils ne sont pas utilisés dans les colonies.

Ce n’est pas un boycott. C’est l’application du droit. Il reste que si Israël poursuit son occupation et repousse les conditions pour la paix négociées par le Secrétaire d’Etat John Kerry, de telles distinctions deviendront obsolètes. Les fonds de pension européens ont déjà commencer à retirer leurs investissements dans les banques israéliennes qui ont des succursales dans les colonies.

Les dirigeants israéliens, depuis les anciens premiers ministres Ehud Barak et Ehud Olmert à Tzipi Livni et Yair Lapid, les ministres de la justice et des finances du gouvernement actuel de droite de Benjamin Netanyahou ont prévenu qu’Israël sera confronté à l’ostracisme sauf sen cas de conclusion d’un accord avec la Palestine. Aujourd’hui, ce sont les colonies qui sont visées. Mais les choses pourraient facilement évoluer vers un boycott généralisé.

Il est malhonnête de voir du romantisme dans les actions de colonisation. L’occupation jette en prison des milliers de jeunes hommes palestiniens, donne leurs terres et leur eau aux colons, démolit leurs maisons et fragmente le territoire restant avec de nombreux checkpoints et des routes ségrégées. Il n’existe pratiquement aucune base minimale pour une économie. Pour créer des emplois palestiniens, il faut mettre un terme à l’occupation et laisser les Palestiniens construire les fondations d’une économie – pas construire des « ponts vers la paix » sur la terre d’un autre peuple sans sa permission.

Des Juifs antisionistes reçus à la chancellerie allemande!

février 3, 2014

Les choses bougent tout doucement, trop sans doute, mais elles bougent.

On apprend ainsi qu’un cadre de la chancellerie allemande a récemment rencontré des militants antisionistes de l’organisation juive ulltra-orthodoxe Naturei Karta, la même organisation qui s’était associée à l’humoriste Dieudonné, à Yahia Gouasmi et Alain Soral dans la liste antisioniste.

A mon avis, les Allemands qui connaissent la réalité de la position sioniste à l’époque de l’arrivée au pouvoir de Hitler sont plus nombreux que d’aucuns le pensent.

Un officiel du bureau de Merkel rencontre des Juifs antisionistes

La secte ultra-orthodoxes antisionistes tient une réunion avec un officiel allemand dans le cadre d’une possible tentative pour saper la connexion entre Israël, le judaïsme et l’Allemagne

par Eldad Beck, Yediot Aharonot (Sionistan) 3 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un cadre de haut niveau du bureau de la chancelière allemande Angela Merkel a rencontré des représentants de l’organisation ultra-orthodoxe antisioniste Naturei Karta lors de la journée internationale de commémoration de l’holocauste la semaine dernière.

Cet officiel a rencontré quatre membres de l’organisation à Berlin où ils protestaient contre l’existence de l’Etat d’Israël et l’exploitation de l’holocauste par les sionistes pour des raisons politiques.

Le Yediot a révélé que l’officiel est un chef de département au bureau de la chancelière et que, contre tous les usages, les a rencontrés ouvertement. Les membres de Naturei Karta ont confirmé que le but de cette rencontre était de clarifier aux yeux des Allemands que le sionisme ne représente pas le judaïsme.

La délégation de Naturei Karta comprenait deux survivants de l’holocauste, Moshe Dov et Chezkel Klein, ainsi que son porte parole, le rabbin Yisroel Dovid Weiss qui a affirmé pendant la rencontre que « l’holocauste était une punition divine pour les Juifs parce que les sionistes ne voulaient pas suivre le chemin de Dieu et voulaient devenir indépendants. » [une lecture classique du judaïsme veut que l'exil soit une punition divine infligée aux Juif] 

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Weiss a affirmé à l’officiel de la chancellerie qu’environ 10 % des Juifs appartiennent au mouvement antisioniste.

Ces dernières années, des officiels du bureau de Mme Merkel ont oeuvré à miner la relation spéciale entre Israël et l’Allemagne afin de dégager l’Allemagne de sa responsabilité historique pour l’holocauste.

La rencontre, rapportée par le journal de gauche Neues Deutschland, n’avait pas de caractère secret.

Par le passé, Naturei Karta a assisté en Iran à des manifestations qui niaient l’holocauste, parrainées par l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

Robert Faurisson a-t-il raison?

janvier 7, 2014

A vrai dire je n’en sais rien . Et puis la loi dite Gayssot a des arguments persuasifs dont ne dispose pas Robert Faurisson.

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Complément d’information pour Robert Faurisson

Je vous invite cependant à cette lecture qu’on peut qualifier de révisionniste dont les deux derniers paragraphes valent leur pesant de cacahouètes.

Le mythe du ghetto de Varsovie

Les combattants du ghetto ont peut-être été courageux, mais ils ne se sont pas battus aussi longtemps qu’on l’a affirmé. Et quel droit avaient—ils de décider du sort de 50 000 autres personnes?

par Eli Gat, Haaretz (Sionistan) 23 décembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Comme beaucoup de survivants de l’Holocauste, je me suis toujours senti mal à l’aise devant la manière dont la mémoire de l’Holocauste a été façonnée. Le mythe du soulèvement du ghetto de Varsovie en est un excellent exemple.

Soulèvement du ghetto de Varsovie – le nom même est trompeur. Les Juifs du ghetto de Varsovie ne se sont pas révoltés. À l’été de 1942, quelque 300.000 Juifs du ghetto furent envoyés à Treblinka et assassinés. Environ 50 000 personnes étaient restées dans le ghetto, elles avaient été épargnés à l’époque parce que c’ étaient des professionnels qualifiés qui travaillaient dans les usines allemandes à l’intérieur et à l’extérieur du ghetto. Ces gens n’avaient jamais songé à une révolte, ils pensaient à leur survie.

La révolte concerna seulement un petit groupe de jeunes gens, dont la taille et les actions ont été gonflées dans des proportions mythiques en Israël après la création de l’Etat en 1948. Plus important encore, l’insurrection, qui avait commencé le 19 Avril 1943, était en contradiction avec la stratégie de survie des masses de Juifs qui sont restés dans le ghetto.

L’idée de la révolte et de la lutte armée était cohérente avec l’esprit de la communauté juive dans la jeune nation et la Palestine pré-étatique. Elle a été exagérée par l’aile militante du mouvement travailliste – le parti Ahdut Ha’avoda et le mouvement des kibboutz qui lui était affilié – qui a revendiqué haut et fort l’insurrection tout en réprimant le souvenir de la participation d’autres mouvements, comme les bundistes [membres du Bund, un parti juif de gauche, NdT], les communistes et la droite révisionniste.

Du fait des pressions exercées par cette composante du mouvement travailliste, la journée dédiée à la mémoire de la destruction de la communauté juive européenne a été appelée Journée du Souvenir de l’Holocauste et de l’Héroïsme, comme s’il y avait une quelconque commune mesure entre les deux membres de l’expression. Ahdut Ha’avoda avait attaqué David Ben Gourion et le Mapai – un autre précurseur du parti travailliste – et avait brandi la bannière de l’activisme militaire – le Palmach en Israël et les combattants du ghetto pendant l’holocauste.

Le soulèvement a aussi été monté en épingle par le flou sur les chiffres : le chiffre des pertes allemandes, le nombre de combattants du ghetto et la durée du soulèvement. Dans les premiers travaux traitant de l’holocauste, les auteurs parlaient de plusieurs centaines d’Allemands tués. Mais on a eu par la suite connaissance des rapports dressés quotidiennement par l’officier en charge de la destruction du ghetto. Selon ces rapports rédigés par le général SS Jurgen Stroop, rapports que personne ne remet en question, 15 Allemands furent tués au combat. Après la communication de ces rapports, les premiers écrits sur le soulèvement furent mis au placard pour ne plus être cités.

 Un second chiffre flou est celui du nombre de personnes qui prirent part au soulèvement qui était coordonné par deux organisations Une d’entre elles était l’Organisation Juive de Combat (Zydowska Organizacja Bojowa, ou Zydowska Organizacja Bojowa) de gauche, qui réunissait des mouvements de tendance communiste et socialiste, sionistes et non sionistes. L’autre comprenait des militants de droite, du Betar, qui activaient dans l’Union Militaire Juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy, ou ZWW).

Yitzhak (Antek) Zuckerman (Icchak Cukierman) était un dirigeant du Zydowska Organizacja Bojowa et il joua un rôle essentiel dans la construction de l’image du soulèvement en Israël après la guerre. Il affirmait qu’environ 500 combattants avaient pris part à la révolte ; Un autre participant à la révolte, Stefan Grayek, avait porté le chiffre à 700.

Du côté des historiens, le professeur Yehuda Bauer de l’université hébraïque de Jérusalem affirme (sans donner de détails) qu’il y avait entre 750 et 1 000 combattants, tandis que le professeur Israel Gutman, qui avait participé au soulèvement et avait écrit un livre après avoir fait des recherches de son côté, situait ce chiffre à 350. Aucune de ces estimations – sauf semble-t-il celle de Bauer – n’inclut les combattants des organisations de droite dont aucun membre n’a survécu pour témoigner et dont le rôle a fait l’objet d’un silence assourdissant pendant de nombreuses années.

 Le témoignage le plus fiable sous différents aspects concernant le soulèvement, y compris sur la question du nombre de combattants, a été donné par un de ses chefs, Marek Edelman. Edelman, qui était bundiste, était resté en Pologne après la guerre et devint donc un intouchable du point de vue des institutions mémorielles israéliennes.

Edelman situait le nombre des combattants du Zydowska Organizacja Bojowa à environ 220. Quand on lui demanda sur quoi il basait ce chiffre, il répondit : «J’étais sur place et je connaissais tout le monde. Ce n’est pas difficile de connaître 220 personnes.» Sur l’écart entre ses chiffres et ceux de Zuckerman, Edelman dit : «Antek avait des motivations politiques et moi pas.» 

En admettant que le nombre de combattants de l’organisation de droite – pour laquelle on n’a pas vraiment de chiffres – était inférieur, il est raisonnable de supposer que le nombre total de participants à la révolte était inférieur à 400, pour une population de 50 000 âmes dans le ghetto.

 Seulement deux jours de combats acharnés

Les données sur la durée des véritables combats a aussi été gonflée. Gutman fait durer le soulèvement un mois. Mais les rapports de Stroop [l'officier allemand] ainsi que les témoignages des chefs du soulèvement montre que la véritable bataille n’a duré que deux jours. Parce que les plans de bataille de la Zydowska Organizacja Bojowa n’ont jamais été exécutés complètement. Le plan prévoyait de prendre position aux fenêtres, de tirer et de lancer des grenades avant de faire mouvement vers de nouvelles positions.

Au début de la révolte, le 19 avril, les Allemands avaient été surpris par la résistance armée et s’étaient retirés du ghetto. Mais après s’être réorganisés, ils n’ont pas fait le choix de pourchasser les Juifs maison par maison et de subir ainsi des pertes. Ils firent au contraire le choix de détruire le ghetto et de l’incendier.

 Les membres de la Zydowska Organizacja Bojowa qui considéraient que le sort des Juifs du ghetto était joué de toute façon – voués à la mort – avaient prévu de combattre et de mourir les armes à la main. Mais ils se sont finalement retrouvés à se cacher et à chercher à fuir la destruction et les flammes. A la fin, ils furent forcés à fuir et à brûler avec les habitants du ghetto, contrairement à leurs plans de départ.

Zivia Lubetkin, un des chefs de la révolte, en a parlé ainsi : «Nous étions tous impuissants et bouleversés de honte. Tous nos plans étaient en ruines. Nous avions rêvé d’une dernière bataille dont nous savions que nous allions la perdre face à l’ennemi, mais après lui avoir fait payer très cher sa victoire. Tous nos plans étaient en ruines et, faute d’autre possibilité, nous primes une décision : Nous allions décrocher. Il n’était pas possible de combattre plus longtemps.»

Zuckerman a écrit : «Nous connaissions très bien toutes les voies de sortie, tous les passages par les toits. Si l’assaut avait été donné… sans lance flammes, des centaines de soldats auraient dû être jetés dans la bataille pour nous vaincre.» 

Le premier groupe de combattants du ZZF quitta le ghetto le 20 avril , au deuxième jour de la révolte, par des tunnels préparés à l’avance. Un deuxième groupe partit le 22 avril et un dernier groupe le 26 avril. La plupart d’entre eux, tous peut-être, furent tués quand on les découvrit côté polonais.

Les combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa, qui n’avaient pas envisagé de quitter le ghetto, n’avaient pas préparé de routes pour s’enfuir. C’est seulement grâce aux tunnels des égouts et à l’aide fournie du côté polonais qu’ils purent quitter le ghetto. Le 28 avril, un premier groupe sortit. Le 8 mai, Mordechai Anielewicz, le commandant de la Zydowska Organizacja Bojowa, se suicida après que l’emplacement de la cache de son groupe dans un sous-sol fut révélé. Le 9 mai, ce qui restait de la Zydowska Organizacja Bojowa quitta le ghetto. En tout, 100 combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa avaient pu fuir.

En l’espace de quelques jours, les deux organisations militaires avaient quitté (ou fui) le ghetto bombardé et incendié avec ses 50 000 habitants laissés à la terrible vengeance des Allemands. On évalue à 10 000 le nombre d’habitants du ghetto tués par les Allemands ; le reste fut envoyé dans des camps près de Lublin.

 Une stratégie de survie réduite à néant

Le soulèvement avait donc interféré avec la stratégie de survie de la masse des Juifs du ghetto. Pour le comprendre, il faut prendre la mesure du changement de situation entre 1942 et ses transports de masse, quand la grande majorité des Juifs de Pologne furent exterminés en une courte période de temps, et la situation en 1943.

Dans cet intervalle de temps avait eu lieu le tournant de la seconde guerre mondiale. En novembre 1942, les Russes avaient percé le front du côté de Stalingrad et début février 1943, toute la Sixième Armée allemande s’était rendue. Au même moment les Allemands connaissaient la défaite à El Alamein dans le désert égyptien, et les alliés débarquaient en Afrique du Nord française.

 Ces revers avaient insufflé en Europe occupée l’espoir d’une rapide défaite de l’Allemagne. Même les Juifs s’étaient remis à espérer. S’ils pouvaient tenir ne serait-ce qu’un jour de plus, alors peut-être pourraient-ils être sauvés.

 Il y avait même eu une inflexion dans la politique allemande à l’égard des Juifs. La destruction des Juifs jusqu’au dernier restait peut-être la première priorité, mais l’urgence s’était quelque peu atténuée après l’atteinte de l’essentiel de l’objectif et à la lumière des besoins de l’économie. Les Allemands avaient besoin de travailleurs pour leurs usines après l’enrôlement dans l’armée de l’ensemble de la main d’oeuvre allemande apte au combat. Le travail forcé s’étendait à toute l’Europe.

Les 50 000 Juifs environ qui étaient restés dans le ghetto de Varsovie après les transports [sic, l'auteur n'emploie pas le mot déportation, NdT] de 1942 avaient survécu comme dans d’autres ghettos de la Pologne sous occupation parce qu’ils travaillaient pour l’Allemagne dans des usines. Beaucoup de ces usines avaient des propriétaires et des gérants allemands qui avaient négocié avec les autorités allemandes et la SS pour pouvoir conserver leurs travailleurs.

ghetto

Après la chute du ghetto en mai 1943

 A la lumière de tous ces éléments, les Juifs en étaient venus à croire qu’ils avaient une chance de survie. Deux mauvais choix s’offraient à eux : fuir le ghetto pour rejoindre la partie polonaise de la ville qui leur était hostile ou continuer à travailler dans les usines allemandes. Ces deux options signifiaient vivre au jour le jour dans l’espoir que la guerre se termine rapidement.

A la fin de la guerre, des centaines de milliers de Juifs avaient survécu en Pologne et en Allemagne. Rien qu’à Varsovie, le nombre de survivants est estimé à environ 25 000. La bataille jusqu’à la mort, ainsi que l’avaient prévu les combattants du ghetto, n’était pas dans les intentions de la grande majorité des Juifs restés dans le ghetto.

Beaucoup d’historiens de l’holocauste et du soulèvement venaient d’un camp politique qui avait des objectifs politiques. Ils avaient beaucoup d’influence sur le musée de l’holocauste de Yad Vashem, Ils écrivirent nos livres d’histoire et modelèrent notre souvenir de l’holocauste.

Leur influence sur leurs élèves et leurs disciples se sent encore fortement aujourd’hui. C’est pourquoi la question n’a jamais été soulevée : Quel droit avait un petit groupe de jeunes gens de décider du sort des 50 000 Juifs du ghetto de Varsovie.

Eli Gat est un survivant de l’holocauste et l’auteur de « Pas seulement un livre de plus sur l’holocauste »

Le racisme, Mme Taubira: derrière l’indignation réelle ou feinte, un événement politique peut-être capital

novembre 13, 2013

Après un retard à l’allumage qui en dit long, la presse et la classe politique françaises mettent les bouchées doubles pour condamner les propos racistes tenus à l’encontre de Mme Christiane Taubira, ministre de la justice du gouvernement Ayrault. Est particulièrement visée la une du magazine d’extrême droite "Minute".

Des poursuites seraient engagées par le premier ministre contre le magazine en question. Sans aller jusqu’à préjuger de  la tournure que prendra la procédure judiciaire, il y a quand même fort à parier qu’elle débouchera sur un non lieu étant donné que la une de Minute emploie deux expressions tout à fait banales dans le parler français: "malin comme un singe" et "avoir la banane".

Après, il faut aller voir le contenu rédactionnel. Je n’ai personnellement pas l’intention d’aller jusque là quoique, comme le disait Pierre Desproges:

"Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d’un journal, on a à la fois La Nausée et Les Mains sales"

Si on n’en reste pas au stade de l’émotion, réelle ou feinte, on a quand même quelque peine à voir ici une lame de fond qui permettrait à la France d’éviter de connaître à nouveau certains errements tels que ceux qui ont marqué le déplacement à Angers de Mme Taubira le 25 octobre.

Comme d’autres l’ont dit avant moi, on est en effet confondu par l’inertie de la classe politique concernant les propos tenus à Angers. Or, c’est seulement en référence à ces propos qu’on peut espérer qualifier de raciste la une de Minute.

Et on ne peut qu’être interloqué par l’indignation exprimée par jean-François Copé, l’homme qui excite à l’islamophobie avec son histoire de pains au chocolat des petits infidèles confisqués par leurs camarades de confession musulmane pour cause de Ramadan.

S’il fallait un indice du caractère surjoué de l’indignation de la classe politique, ces deux me semblent parfaitement suffisants.

Et ce n’est pas dans ce spectacle en trompe l’oeil que se joue quoi que ce soit de fondamental pour l’Hexagone où l’islamophobie est devenue le véritable bien commun de la république.

Le véritable événement politique qui pourrait avoir une portée considérable vient de se dérouler à la Haye aux Pays Bas où

La présidente du parti français Front national Marine Le Pen et le chef de file de l’extrême droite néerlandaise Geert Wilders (PVV) ont conclu mercredi à La Haye une alliance en vue des élections européennes de mai 2014.

lit-on dans 7sur7

Une alliance dont Mme Le Pen attend beaucoup:

"Aujourd’hui est un jour historique", a déclaré Mme Le Pen lors d’une conférence de presse à La Haye

Un jour historique dit-elle et elle n’a peut-être pas tort. Et pour comprendre ce qu’elle entend par là, il suffit de lire la suite de l’article.

Et Geert Wilders, qualifiant l’UE d’"Etat nazi", de renchérir: "aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé ‘Bruxelles’".

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Geert Wilders

Dans la bouche d’un leader politique d’extrême droite; Etat nazi devrait avoir une connotation positive, or ce n’est évidemment pas le cas dans le propos de Wilders puisque cet Etat nazi qu’est l’Europe est un monstre.

Le groupe envisagé par Mme Le Pen et M. Wilders pourrait inclure, entre autres, le Vlaams Belang, la Ligue du Nord italienne, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) et le Parti de la liberté autrichien (FPÖ) ainsi que des partis d’Europe du Nord.

La liste n’est pas exhaustive mais on apprend un peu plus loin que

Mais Mme Le Pen et M. Wilders ont exclu de s’associer, par exemple, avec les Hongrois du Jobbik et d’autres députés nationalistes slovaques, roumains et bulgares, tous accusés de dérives racistes.

Par dérives racistes, il faut entendre antisémites. Geert Wilders est par contre connu pour ses positions clairement philosémites et ultrasionistes.

Charmants: Marine Le Pen et Geert Wilders

Charmants: Marine Le Pen et Geert Wilders

L’alliance avec Wilders va contribuer à accélérer l’aggiornamento de l’extrême droite française qui tente depuis quelque temps, sous l’impulsion de Marine le Pen et de Florian Philippot, de tourner le dos aux classiques antisémites qui sont un des héritages de l’époque de Vichy et donc de la droite nationaliste classique.

Le Front National pourrait alors se situer, relativement à la question de l’antisémitisme et à celle du sionisme, dans le droit fil des positions adoptées par ces partis qui, comme le Vlams Belaang , aspirent à peser sur la vie politique de leurs pays respectifs.

L’idée force est que l’antisémitisme affiché dans le discours officiel du parti ou de certains de ses militants est un des obstacles concrets à une véritable émergence sur la scène politique et que face à ce qui est perçu comme une menace de la présence musulmane, les institutions, ou une partie des institutions communautaires ou organisations juives, peuvent être de précieux alliés aussi bien en termes de dédiabolisation que de convergences idéologiques.

L’alliance avec Wilders n’est qu’accessoirement une alliance contre l’Union Européenne, c’est avant tout un élément clef de la recomposition politique en France et de l’évolution du rapport de forces à l’intérieur du Front national.

L’extrême droite et ces organisations juives ont l’islamophobie en partage, l’extrême droite ayant en propre un racisme dont les cibles sont bien connues et les organisations juives étant motivées par la défense et la promotion du projet sioniste, raciste aussi dans son essence et sa pratique.

Une telle convergence est certainement de nature à mettre le Front national dans une position avantageuse en cas d’éclatement de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

Ces synergies sont particulièrement claires aux Pays Bas, mais aussi en Angleterre et aux Etats Unis.

la différence étant qu’aucun de ces pays ne dispose d’un parti d’extrême droite aussi puissant que le Front National, parti qui s’ancre dans une réalité sociale, politique et historique différente de celle de ses homologies européens.

Recherché par la justice allemande: gardien de camp de concentration à Auschwitz qui vit aujourd’hui à Tel Aviv

septembre 5, 2013

Les autorités allemandes, nous informe le journal Libération, viennent de transmettre à la justice le dossier de 40 anciens gardes d’Auschwitz.

J’ignore d’où le quotidien parisien a tiré ce chiffre de quarante, parce que le journal Le Monde parle lui de trente gardiens du camp d’Auschwitz qui font l’objet d’une enquête.

L’erreur de Libération est sans doute due à l’AFP parce que la source originale de cette information, le magazine allemand Der Spiegel parle bien de trente personnes. On arrive à quarante en incluant des personnes qui résident à l’étranger et pour lesquelles la décision de transmettre le dossier à la justice n’a pas [encore?] été prise.

Un bon point pour Le Monde qui attire aussi l’attention sur le caractère particulier pris par cette annonce à la veille de la visite historique de Joachim Gauck, le président de la république allemande, à Oradour sur Glane, ce village français qui a été le théâtre du massacre de plus de 600 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, perpétré par des SS de la division Das Reich.

Comme souvent dans les articles sur ce genre de cérémonie franco-allemande autour du souvenir des crimes nazis, on a droit à la séquence à donner la nausée des deux chefs d’Etat qui

se rapprochent l’un de l’autre ; leurs mains se frôlent pudiquement, leurs doigts se croisent...

En ces temps de mariage gai pour tous, ça peut passer après tout.

Et après tout pourquoi pas?

Le problème est plutôt dans cette allusion à peine voilée de François Hollande à la Syrie:

"C’est pourquoi votre présence, monsieur le président, est bien plus qu’un symbole, c’est une promesse de défendre les droits de l’homme chaque fois qu’ils sont violés près de chez nous ou loin d’ici."

Vouloir vendre une guerre en ces instants de commémoration d’un moment aussi douloureux, c’est ce qu’on peut appeler une faute de goût.

Mais qu’attendre d’autre de la part de quelqu’un qui, non content d’armer et d’encourager une rébellion contre un gouvernement qui n’a pas agressé ou menacé la France, veut entraîner son pays dans une aventure criminelle au sens juridique du terme?

Et qu’attendre de la part de quelqu’un qui a rendu un hommage appuyé au fasciste Yitzhak Shamir ou qui donne l’accolade au criminel Benjamin Netanyahou?

Justement, si on revient à nos fameux gardiens à Auschwitz, ceux qui auront la curiosité de lire complètement l’article du journal Le Monde pourront lire ce qui suit:

L’office central d’enquête sur les crimes du national-socialisme, dont le siège est à Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg), n’a en effet pas le pouvoir d’engager lui-même les poursuites. Au départ, il avait identifié 49 gardiens présumés. Mais neuf sont morts durant l’enquête préliminaire et plusieurs vivent à l’étranger (dont sept en Russie et même un en Israël). Trente, dont quelques femmes, vivent aujourd’hui un peu partout en Allemagne.

Oui, vous avez bien lu: un de ces gardiens de camp de concentration qui intéresse la justice allemande réside plus près de Tel Aviv que de Rostock.

Comme si le fait qu’un présumé criminel nazi réside dans l’Etat prétendu juif n’était pas plus surprenant que s’il avait résidé en Russie par exemple.

Le Monde n’interroge même pas ce fait à priori étrange. Ce n’est pourtant pas pour rien si le journal Libération l’occulte de son côté complètement.

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Je me souviens de tout et même plus, mais pas d’un gardien juif à Auschwitz

La presse sioniste en rend cependant compte, tel le Yediot Aharonot qui évoque un ancien gardien d’Auschwitz qui réside dans l’Etat prétendu juif. En se gardant bien de nous dire si cet ancien garde a ou pas la citoyenneté de cet Etat qui fait silence une fois par en en mémoire des victimes juives de la 2nde guerre mondiale.

Or, cette histoire d’un homme pourrait être, pour celui qui s’en donne la peine, le fil qui permettrait de dérouler la pelote des mensonges ou des déformations qui pèsent sur l’historiographie de la seconde guerre mondiale qui est, dans sa représentation commune (je ne parle pas de celle des historiens universitaires), le fruit d’un agrégat de légendes nationales, de biographies romancées, de fictions à caractère historique et surtout de fils et de séries télévisées. Et bien sûr des mensonges sur la relation entre le nazisme et le sionisme.

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De tout cela, on ne peut bien entendu retirer aucune leçon, pas même celle qu’il faut éviter d’ajouter la guerre à la guerre et de reproduire le temps de la diplomatie de la canonnière remise dans sa version moderne du missile de croisière.

Le pays où on identifie les Juifs par l’ADN

août 19, 2013

On peut être certain que si l’Allemagne nazie avait eu connaissance des tests ADN, elle les aurait mis en pratique pour distinguer le bon grain de l’ivraie.

De fait, comme on le sait, l’idée que les Juifs auraient un profil génétique particulier est régulièrement dénoncée comme une manifestation abjecte d’antisémitisme

 

Les russophones qui souhaitent faire l’aliya pourraient être obligés de subir un test ADN

Le cabinet du premier ministre déclaré que les candidats à l’immigration originaires de l’ex Union Soviétique pourraient se voir demander de prouver leur lignage juif.

Par Asher Zeiger et rédaction, Times of Israel (Sionistan) 29 juillet 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un certain nombre d’habitants de l’ex-Union soviétique qui souhaitent immigrer en Israël pourrait être soumis à des tests ADN pour prouver leur judéité, a déclaré dimanche le bureau du Premier ministre.

Cette procédure a été signalée par Maariv ce lundi, au lendemain de l’information révélée par ce journal israélien sur une jeune femme de 19 ans originaire de l’ex Union Soviétique qui a dû se soumettre à un test ADN en vue d’être admise à un voyage de découverte d’Israël [les Birthright trips sont des séjours de découverte réservés à de jeunes juifs en vertu de leur droit « naturel », de naissance, afin de renforcer leur attachement à l’entité sioniste et de les encourager à participer à l’œuvre coloniale, note de Djazaïri].

Les services du premier ministre ont confirmé que de nombreux Juifs de l’ex Union Soviétique qui sont nés hors mariage peuvent se voir exiger de confirmer par la génétique leur appartenance juive afin d’avoir l’autorisation d’immigrer en tant que juif.

Une source auprès des services du premier ministre a déclaré à Maariv que la procédure consulaire, approuvée par le département juridique du ministère de l’intérieur dispose qu’un enfant russophone n’ hors des liens du mariage est éligible à un visa d’immigration en Israël si  la naissance a été enregistrée avant le troisième anniversaire. Si ce n’est pas le cas, un test génétique pour prouver la filiation juive est nécessaire.

Un porte parole du ministère des affaires étrangères a expliqué que la décision d’exiger un test AND pour les Juifs russes est basée sur une recommandation de Nativ, un programme éducatif place sous les auspices du bureau du premier ministre pour aider les Juifs de l’ex Union Soviétique à immigrer en Israël.

Cette affaire touche au cœur de la loi du retour en Israël qui permet à toute personne qui a un parent, un grand parent ou un époux juif d’aller en Israël et d’accéder à la citoyenneté. Déterminer qui est un Juif – une définition qui a évolué avec les nombreux courants de la religion – a conduit le ministère de l’intérieur à créer un système byzantin de vérifications et de règles qui a parfois amené les candidats [à l’immigration], les convertis tout particulièrement, à aller devant les tribunaux israéliens pour [faire reconnaître] leur droit à immigrer.

Dans son article initial, Maariv révélait que le problème pour Mashah Yakerson, la participante au programme Birthright, tenait au fait que sa naissance n’avait été enregistrée [auprès des services consulaires] qu’à l’âge de trois ans, jetant ainsi un doute sur sa filiation. Mais selon l’article de lundi, l’affaire avait été compliquée parle fait qu’elle était née hors mariage.

Birthright propose des séjours gratuits de dix jours en Israël pour de jeunes adultes Juifs âgés entre 18 et 26 ans qui ne se sont jamais rendus dans le pays dans un contexte éducatif.

Le Dr. Shimon Yakerson [le père de Mashah, NdT] a déclaré qu’après avoir contesté la décision, on lui a répondu que sans un test ADN sa fille n’aurait pas l’autorisation de participer au programme ou d’immigrer en Israël.

“C’est du racisme flagrant à l’égard des Juifs russes,” a déclaré Shimon Yakerson à Maariv.

Yakerson a déclaré que la naissance de sa fille avait été déclarée tardivement parce qu’il travaillait dans une faculté rabbinique aux Etats Unis quand elle est née.

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Selon le traité du Dr Yakerson, vos chapeaux ne prouvent pas que vous êtes juifs!

Des officiels du ministère des affaires étrangères ont déclaré dimanche à Maariv que l’exigence d’un test ADN les laissait perplexes parce que selon la Loi du Retour, même des enfants adoptés par des Juifs sont éligibles à la citoyenneté israélienne.

Yakerson a une fille plus âgée, Dina, qui a immigré en Israël en vertu de la Loi du Retour en 1990.


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